Maurice Kakou Guikahué, SE en chef du Pdci-Rda, à propos du Bureau politique, ce dimanche : «Voici les dispositions pratiques pour participer au Bureau politique…le débat sera très démocratique»

Maurice Kakou Guikahué, SE en chef du Pdci-Rda, à propos du Bureau politique, ce dimanche : «Voici les dispositions pratiques pour participer au Bureau politique…le débat sera très démocratique»

Face à la presse, mardi 12 juin, le secrétaire exécutif en chef du Pdci-Rda, Maurice Kakou Gukahué, a donné des détails sur la tenue du Bureau politique, ce dimanche à 16h.

Monsieur le secrétaire exécutif, que peut-on retenir de cette réunion que vous venez de présider?
Cette 110ème session du Secrétariat a été exclusivement consacrée aux préparatifs de la 7 ème réunion du Bureau politique qui se tiendra le dimanche prochain 17 juin.

Concrètement, que devons-nous retenir de ces préparatifs?
Ce sont, d’abord, les dispositions pratiques. C’est une réunion du Bureau politique élargi aux membres du Comité des sages et nous avons précisé dans le communiqué qu’il faut être à jour des cotisations pour participer à cette réunion et cette réunion se déroulera au siège du Pdci à Cocody à partir de 16 h. Ensuite, nous avons voulu faciliter l’entrée des personnalités. Donc, chaque personnalité du Bureau politique, du Comité des sages, aura un badge. Ils devront donc venir retirer leur badge à partir de vendredi à 15h. Du vendredi 15 juin à 15h au dimanche 17 juin, à 11h. A partir de 11h, on arrête tout pour préparer la réunion pour des raisons de sécurité. Maintenant, en venant retirer votre badge, vous venez avec votre carte de membre du Bureau politique et du Comité des sages. Et quand on voit que vous êtes à jour, en ce moment-là, on vous donne un badge. Sur le plan de la fluidité de la circulation, vont rentrer dans la cour, les véhicules des vice-présidents, des ministres, des présidents d’Institutions, des membres du Secrétariat exécutif et certaines personnalités qui vont recevoir un laissez-passer. Le reste des véhicules sera garé dans des parkings qui seront aménagés au dehors, sous la supervision de la sécurité.

Combien de militants sont attendus à cette rencontre?
Actuellement, nous avons 1050 membres du Bureau politique, mais là, avec ceux qui ont payé les cotisations, ça dépendra du point définitif. Parce que les gens continuent de se mettre à jour. Je ne peux pas vous donner de chiffres, mais d’ici le samedi, nous verrons à peu près combien de personnes seront présentes. Même dimanche, en venant prendre votre badge, vous pouvez toujours payer. Donc, c’est à l’entrée de la réunion que je saurai exactement combien sont à jour, parce que les gens continuent de venir se mettre à jour.

Pensez-vous qu’il y a un espace au siège du Pdci pour accueillir tout ce monde-là?
La salle Félix Houphouët Boigny est assez grande. D’habitude, c’est là qu’on fait les réunions du Bureau politique.

La mise à jour concernant les cotisations, c’est depuis quelle année?
Il faut être à jour.

Vous parlez de présidents d’Institutions. De qui parlez-vous?
Ce sont les présidents d’Institutions Pdci. Le président du Senat, le président du Conseil économique et social, l’Inspecteur d’Etat, bref, tous les présidents d’Institutions qui sont Pdci. Et puis tous les ministres qui sont Pdci et certaines personnalités Pdci.

Monsieur le secrétaire exécutif, comment se déroule un Bureau politique pour ceux qui ne le sauraient pas ? Que va-t-il se passer?
On arrive, il y a l’ordre du jour. Le président introduit et puis on ouvre un débat très démocratique.

Est-ce qu’on peut savoir l’ordre du jour?
Non, c’est le président qui fixe l’ordre du jour. C’est à la réunion du Bureau politique qu’on saura l’ordre du jour.

Les militants qui avaient été suspendus par le Conseil de discipline, quel sera leur cas?
On va regarder. Comme je ne suis pas ça particulièrement. On regardera. Il y a un comité d’organisation qui s’occupe de tout ça.

Est-ce que le président va trancher….?
Trancher pour faire quoi? Après, il y a un communiqué final du Bureau politique. Là, ce n’est pas une affaire du président du parti, c’est le Bureau politique. C’est un communiqué qui émane du Bureau politique.

Donc, il n’ y a pas de travaux en Commissions?
Non, c’est une réunion du Bureau politique. Il n’ y a pas de travaux en Commissions.

Ça va durer combien de temps?
Autant qu’il y a les débats. Il peu avoir 20 intervenants, 40 ou 100 ou encore 200. Tout le monde a droit à la parole au Bureau politique. On peut aller jusqu’ à 22h. Ça dépendra du nombre d’intervenants. C’est comme ça qu’on tient nos réunions du Bureau politique qui vont prendre la parole ?. Si les premiers à s’exprimer, convainquent la salle, personne ne parle plus. Donc, c’est jusqu’ à ce que le débat s’épuise.

Certains pensent que c’est un Bureau politique à haut risque puisque ces derniers temps, il y a eu des perturbations de réunions au siège du parti?
Je vous ai déjà dit les dispositions que nous prenons au niveau de la sécurité. Je ne peux pas dévoiler ça dans la presse. Mais, je demande à tous ceux qui sont membres du Bureau politique de venir tranquillement à la réunion. Il n’y aura rien du tout. C’est un Bureau politique ordinaire comme tous les autres. Le Pdci a toujours eu l’habitude de débattre. Et depuis le 12ème Congrès, le président Bédié a dit que le débat est l’oxygène du parti. Donc, il faut venir débattre, il ne faut pas avoir peur. Il y a certains qui disent: Guikahué va monter des gens pour venir nous agresser, c’est faux. Qu’ils viennent. Je n’ai pas l’âme d’un agresseur. Je suis médecin, je soigne les gens, je ne les agresse pas. Maintenant, si quelqu’un a un problème avec un autre qu’il a insulté et qu’il a peur de le rencontrer, ça, c’est un autre problème. Sinon, moi, je suis là pour organiser. Je suis un organisateur. Tu ne peux pas appeler quelqu’un et puis le frapper. C’est du jamais vu. Donc, qu’ils viennent. Il y aura la sécurité. Tout le monde peut venir et prendre la parole. Nous disons que ce n’est pas dans les journaux qu’on fait les débats. C’est dimanche, on va faire le débat. Le Pdci a toujours dit que ce n’est pas dans les journaux que se font les débats, sur la place publique. Les débats se font à des réunions des instances. Donc, l’occasion est donnée pour venir faire les débats.

Ce 7ème Bureau politique se tient-il dans un contexte particulier par rapport aux précédents?
Non. C’est le président qui convoque les Bureaux politiques en fonction de l’actualité. Il fut un moment où il nous a demandé de faire un Bureau politique consacré au compte rendu financier. On l’a fait et il a apprécié. Le Bureau politique, c’est l’organe exécutif du parti. Il est chargé du suivi de l’application des décisions du Congrès et il veille à l’application des orientations données par le Congrès. Donc, chaque fois qu’il y a un dossier, le président interroge le Bureau politique. Et c’est dans ce cadre-là, on le fait.

L’actualité aujourd’hui est dominée par le parti unifié. Des militants estiment que ce Bureau politique est convoqué pour valider le parti unifié. Qu’en est-il ?
Vous ne pouvez pas préjuger de l’issue d’une réunion. C’est un dossier dont on va parler. Le président donnera l’ordre du jour. Mais c’est un dossier. Donc pour tous les grands dossiers, c’est le Bureau politique qui est convoqué pour être interrogé. Et il donnera sa position. Dans le parti, il y a les organes principaux qui sont le Congrès, la Convention, le président, le Bureau politique et le Congrès du Conseil régional. Le président lui-même est un organe. Il inspire et conduit la politique du parti. Lorsqu’il y a des activités, il prend des décisions, mais il a toujours convoqué le Bureau politique pour l’interroger. En tant qu’organe, il opine, il prend des informations et il interroge le Bureau politique. Nous l’avons vu à la création du Rhdp, à l’Appel de Daoukro, donc pour l’accord politique, le Bureau politique va être interrogé.

Certains militants parlent des textes qui auraient été violés. Qu’en est-il ?
Oui ce député a été induit en erreur. Peut-être parce qu’il est jeune. Peut-être qu’il n’était pas au dernier Congrès ou peut-être qu’il ne connait pas l’esprit du Congrès. Il a mal expliqué le texte. Au Pdci, il y a un président du parti qui est élu par le Congrès et qui nomme un Secrétaire général qui est un organe. Cet organe, on ne peut le changer qu’à un Congrès. Il y a un qui est élu et l’autre ne l’est pas. La donne a été changée et on a créé un Secrétariat exécutif comme le Comité exécutif créé en 1980 par le président Houphouët. Le Secrétariat a donc un responsable qui est comme un Premier ministre. En fonction de la qualité de son travail, le président peut le garder ou le remplacer. Alors que si c’est un Secrétaire Général, tant qu’il n’y a pas de Congrès, le Secrétaire Général reste en poste même s’il ne travaille pas. Dans un tel cas, le président est bloqué. C’était pour lutter contre le bicéphalisme. Vous avez une direction où il y a un président et un Secrétaire général qui est un organe. Tout a été ramené à une seule direction où il y a un seul patron qui est le président du parti. Le Secrétariat exécutif n’est même pas un organe. Il est la structure d’exécution du président du parti. Les statuts du Pdci-Rda sont là. Celui qui ne les connait pas, qu’il vienne en prendre connaissance. Personne ne peut manipuler les statuts. Dès qu’on a fini le Congrès, on les a déposés chez le notaire. Les statuts et le règlement intérieur du Pdci sont des actes notariés. Nous connaissons le Notaire qui les a. Le jour où ça chauffe, nous les sortirons. Nous ne sommes pas en train de plaisanter. On peut attaquer les gens mais pas de cette manière. Par exemple, le Premier ministre de Côte d’Ivoire est Premier Ministre chargé du Budget et du portefeuille de l’Etat. Avant, le Vice-président Daniel Kablan Duncan, lorsqu’il était Premier ministre, il était aussi ministre de l’Economie et des finances, le Premier ministre Ahoussou était Premier ministre, chargé de la Justice et des droits de l’homme. De même, le chef du Secrétariat exécutif que je suis est en charge des Relations avec les organes. Je suis le chef du Secrétariat exécutif mais chargé des Relations avec les organes centraux. Donc, je suis chargé des relations avec le président du parti, avec le Bureau politique, avec le Congrès, avec la Convention et le Grand Conseil régional. C’est une nuance que certains ne comprennent pas bien. Le président Bédié a dit à une réunion du Bureau politique que le Secrétariat est comme un Gouvernement avec un Premier ministre. La dernière fois, le 11 Janvier, il a dit devant les délégués qu’il a nommé un Secrétariat exécutif qui a un chef qui parle en son nom. Il ne faut donc pas faire d’amalgames. Si les gens ne comprennent pas les choses, qu’ils viennent nous voir, nous avons un Secrétariat chargé des Affaires juridiques qui peut leur fournir les informations dont ils ont besoin. Sinon, ils vont se faire ridiculiser à travers la presse.

Voulez-vous dire que vous défendez la ligne du président Bédié ?
Oui, c’est la ligne du président que je défends d’autant plus que le Secrétariat que je gère est chargé d’exécuter les instructions du président du parti. Il n’y a pas d’ambiguïté là-dessus.

Avez-vous un message à lancer ?
Je lance un message aux membres du Bureau politique et du Comité des sages que nous sommes en train de préparer le Bureau politique comme d’habitude. Il faut qu’ils se conforment aux dispositions que nous avons arrêtées. Il faut qu’ils viennent chercher leurs badges. Il y a, vendredi après-midi, toute la journée du samedi et la matinée du dimanche. Même celui qui n’est pas libre peut donner sa carte à un proche pour retirer le badge. Mais en venant au Bureau politique, il faudra venir avec sa carte et son badge. Des personnes seront chargées de surveiller le parking. Pour avoir accès à la cour, il faut présenter le badge. Pour avoir accès à la salle, il faudra présenter son badge et sa carte de membre du Bureau politique. Il y aura un double contrôle. Il y aura la sécurité et nous allons faire un débat libre. Il y aura des badges pour la presse.
Propos recueillis par Gilles Richard OMAEL et D. Sory

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