Depuis Paris, Guikahué fait de grandes révélations sur le Bureau politique du 17 juin dernier: Ce qui s’est réellement passé ce jour-là

Depuis Paris, Guikahué fait de grandes révélations sur le Bureau politique du 17 juin dernier: Ce qui s’est réellement passé ce jour-là

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Maurice Kakou Guikahué à Paris, ce samedi 7 juillet 2018, face à des militants du PDCI, est largement revenu sur le bureau politique de mi-juin à Abidjan. Larges extraits des propos du secrétaire exécutif en chef du PDCI.
Nous avons dit que nous allons créer le parti unifié, nous avons endossé mais nous avons décidé d’envoyé les textes au congrès. Parce qu’il n’y a que le congrès qui peut adopter les statuts. Article 34 des statuts du PDCI-RDA. Le congrès a cinq fonctions: il définit la politique, il vérifie les comptes du parti, il ouvre le bureau politique, il élit le président, il adopte les statuts.
Le bureau politique l’organe de décision, surveille la conformité des résolutions du congrès dans la gestion du parti. Si le congrès n’a pas dit d’élire Alassane Ouattara, celui qui va l’élire est en faux. Le président Henri Konan Bédié a été grand président de jeunesse quand il était étudiant. Vous arrivez à une réunion où le président prend la parole pour dire que la réunion du bureau politique qui va être faite se fait en mémoire de nos martyrs.
S’il invoque les martyrs, c’est qu’il ne va pas dissoudre le PDCI. Le bureau politique a sauvé le PDCI. Donc, tout le monde doit le féliciter. Quand on a fini le bureau politique, quand on a fait le communiqué final, le président Bédié a demandé si quelqu’un a quelque chose à dire, personne n’a réagi. C’est à ce moment que les gens auraient pu relancer le débat, en faisant une objection.
Ils ne l’ont pas fait, ils n’ont pas appris à faire la politique comme on l’a appris, nous. Parce que s’ils avaient appris la politique, l’un d’entre eux aurait pu dire « monsieur le président, il y a un mot qui n’a pas été bien écrit » par exemple. Quand on te donne le micro, ce que tu vas dire, plus personne ne le contrôle. Ils n’ont rien dit et c’est après qu’ils vont contester les termes du communiqué, alors qu’ils ont applaudi dans la salle.
S’il est vrai que certains étaient opposés au report de l’examen des textes, il est aussi vrai qu’un communiqué final a été lu, approuvé et applaudi. Cela veut dire qu’on aurait pu avoir des avis divergents auparavant, qu’on aurait même pu faire des palabres avant l’adoption, mais une fois qu’on s’entend sur un communiqué final, que personne ne conteste aucun mot du texte, je ne vois plus où se trouve le débat.
« Même Bédié a été insulté… »
Donc parce que certains sont vice-présidents (Daniel Kablan Duncan, NDLR), on ne peut pas les huer? Même Bedié, le président a été insulté pour l’appel de Daoukro, le 18 décembre 2014 à un bureau politique. Alors si on a fait ça à un président, à qui on ne peut pas faire ça ?
Patrick Achi qui est du même côté qu’eux, a dit au bureau politique qu’il vient de faire un tour à Agboville, à Adzopé mais que l’affaire du parti unifié, les militants ne sont pas dedans. Mais comme lui, il est du côté du parti unifié, il aimerait qu’on leur demande pardon. On lui a dit dans la salle: «mon frère quitte là-bas !»
Nous n’avons pas de passion ni de conflit avec le RDR. Ce qui a marché hier peut marcher aujourd’hui. Le PDCI réaffirme son adhésion au RHDP, nous n’allons pas le quitter, on a fait trop de sacrifices, si les gens pensent qu’ils vont nous énerver pour qu’on quitte, c’est qu’ils ont joué bidé.

Retranscrit par ivoiresoir.net
Nb. Le titre est de la redaction de africanewsquick.net

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