Kakou Guikahué crache ses vérités: «Si vous êtes au Pdci et que vous êtes parti créer un autre parti, d’office, vous n’êtes plus membre du Pdci»-Les raisons du report du meeting-hommage du 28 juillet à Gagnoa

Kakou Guikahué crache ses vérités: «Si vous êtes au Pdci et que vous êtes parti créer un autre parti, d’office, vous n’êtes plus membre du Pdci»-Les raisons du report du meeting-hommage du 28 juillet à Gagnoa

Ce vendredi 20 juillet, au terme de plus de 2 heures de réunion, le Secrétaire exécutif en chef du Pdci-Rda, Pr Maurice Kakou Guikahué a fait le point de la 112ème Session du secrétariat exécutif à la presse.

Monsieur le Secrétaire exécutif en chef, vous venez de présider la 112ème Session du Secrétariat exécutif, quels sont les sujets qui ont été débattus à cette réunion ?
Cette réunion a été l’occasion de présenter les nouveaux membres du Secrétariat exécutif, parce que vous êtes sans ignorer que le 19 juillet, le président du parti a pris une décision de réaménagement technique du Secrétariat exécutif et le nombre du secrétariat exécutif est passé de 30 à 24. Avec l’entrée de deux nouveaux secrétaires exécutifs et 22 qui ont gardé leur poste. Donc, c’était une rencontre au cours de laquelle, nous avons accueilli les nouveaux et féliciter et les nouveaux et les anciens. Egalement, nous leur avons rappelé l’instruction majeure du président du parti qui date du 27 avril et qui est la promotion d’un candidat du Pdci pour l’élection présidentielle de 2020. Nous leur avons parlé aussi des modalités pratiques et surtout, le secrétariat a échangé sur deux points majeurs. D’abord, l’analyse de la situation sociopolitique avec les différents communiqués, la création du parti unifié Rhdp, mais surtout, nous avons dit que la priorité aujourd’hui était la préparation de nos candidats pour les élections locales d’autant plus que la date a été fixée par le gouvernement. Ce sera le 13 octobre prochain. Donc, il y a deux phases essentielles, d’abord choisir les candidats mais également suivre les contentieux de la lister électorale qui commence le mercredi 25 juillet. Le secrétariat a été mobilisé. Nous sommes subdivisés en 6 groupes et on a fait un peu le point des candidatures qui ont été déposées et nous avons une réunion avec les délégués, lundi prochain, pour faire le calendrier et les missions qui vont se déployer sur le terrain à partir du mercredi 25 jusqu’au mardi 30 juillet. Pour aller faire les rencontres de consensus. Nous espérons qu’il y aura beaucoup de consensus et là où il n’y en aura pas, le président va dire la conduite à tenir. Si lui-même, il tranche ou si on va aux primaires qu’on va organiser le samedi 04 aout 2018.

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Le secrétariat exécutif a été remanié, alors qu’il y a des ex-membres qui faisaient partie de la supervision des zones pour gérer les candidatures qui ont été sortis dudit secrétariat … ?
Les présidents de zones n’ont pas bougé. Les deux qui viennent d’entrer ont été repartis. Si vous avez remarqué, le président du parti a pris une décision qui faisait la nouvelle répartition. Parce que c’est une mission confiée au secrétariat exécutif, donc si vous n’êtes plus secrétaire exécutif, vous ne pouvez pas exécuter la mission. Donc, là aussi, il y a eu réaménagement.

Que peut-on retenir au niveau du point des candidatures ?
Il y a beaucoup de candidatures. Le Pdci pour l’instant à 120 circonscriptions couvertes pour les municipales. Donc, dans 81 circonscriptions pour l’instant nous attendons les dossiers, mais je fais le point de la situation d’aujourd’hui (ndlr : hier). Sur 31 régions, nous avons pour le moment des candidatures dans 21 régions. Mais, là où nous n’avons pas de candidature, nous avons décidé d’ouvrir. Même sur le terrain, il peut avoir des candidatures. Pour le contentieux, c’est quand il y a candidatures multiples qu’on regarde le calendrier. Pour ne pas léser les uns et les autres. Mais s’il n’y a pas de candidature à notre arrivée dans la zone, il peut toujours avoir des candidatures. Donc, c’est ouvert pour les zones ou il n’y a pas encore de candidature. Dans les zones ou il y a des candidatures, on a déjà fermé. Je pense qu’après la réunion avec les délégués, lundi 23 juillet, on vous donnera le nombre exact des candidatures. Pare que nous avons encore ouvert ce week-end pour les circonscriptions qui ne sont pas couvertes.

Le 13 octobre, c’est la date des élections. Ne craignez-vous pas que le calendrier va empiéter sur les préparatifs des candidats ?
Non, les candidats sont en campagne. On termine le 4 aout. Les élections c’est le 13 octobre. Donc, ils ont 68 jours pour battre campagne. Sinon au plus tard le 4 aout, nous connaitrons tous nos candidats. Mais déjà, nous avons pris des dispositions pour que le président libèrent rapidement ceux qui sont candidats uniques. Parce qu’ils n’ont pas de concurrence. Donc, dès que les secrétaires exécutifs en mission reviennent, eux, ils peuvent déjà prépare leur dossier, parce qu’ils sont uniques. Mais, ce sont dans les circonscriptions où il y a candidatures multiples qu’on doit faire l’arbitrage ou les réunions de consensus. Mais on a quand même dit que même si les candidatures sont uniques, on doit faire des rencontres dans la délégation pour qu’on nous confirme que la candidature est vraiment unique. Parce qu’on ne sait jamais. On peut mettre quelqu’un par devers. On veut vraiment quelque chose de très propre. On rencontrera le collège des électeurs pour le consensus. Ce sont les membres du Bureau politique de la circonscription, les secrétaires généraux de section de la circonscription, les membres du grand conseil de la circonscription, à jour de leurs cotisations. Devant ceux-là, on dira que nous avons reçu à Abidjan, la candidature d’une telle personnalité comme candidat unique de votre circonscription. S’ils disent oui, c’est vrai, alors on passe. Mais, des gens peuvent dire autre chose, en ce moment-là, on règle le problème.

Monsieur le Secrétaire exécutif, le Pdci est-il prêt à aller aux élections avec l’actuelle Cei ?
Mais le Pdci n’a pas posé de problème de Cei. Nous sommes allés aux élections sénatoriales, pourquoi brusquement, on va dire qu’on ne va pas aux autres élections ? Ce sont les mêmes élections locales.

La liste électorale a été remise aux partis politiques, est-ce que le responsable chargé des élections vous a fait le point ? Si oui êtes-vous satisfait du travail ?
Il nous a fait le point. Ce qu’il nous a dit c’est que la Cei a félicité le Pdci pour la supervision qui a été faite. Cela leur a permis de se rendre compte des dysfonctionnements qu’il y avait. Et que notre supervision et la communication quotidienne que le secrétaire exécutif faisait dans sa tournée, leur ont permis de rectifier beaucoup de choses. Donc, ils nous ont vraiment félicités. Et ils souhaiteraient que les partis politiques suivent ainsi les prochaines opérations d’enrôlement. Il y avait une polémique parce qu’ils avaient annoncé auparavant un taux d’inscrits et après ils ont annoncé un autre taux en deçà. C’était tout simplement parce que partout, ou il y a eu des dysfonctionnements ou des gens ont fait des inscriptions ailleurs et non dans le centre de vote, les machines n’ont pas pris en compte. Donc, les chiffres qu’ils ont donné, c’est le vrai chiffre de ceux qui ont été inscrits sur les lieux de vote. Deuxièmement, il y a eu un problème de puces perdues à Soubré. Ils nous on rassuré que les machines ont une mémoire. Donc, la puce, c’était un moyen de sauvegarde. Donc, tout ce qui a été inscrit a été enregistré sur le disque dur des machines. Donc, ils ont tout retrouvé. Maintenant, comme le contentieux s’ouvre le 25 juillet, à Soubré, on a demandé à nos militants de se préparer et d’apprêter leur récépissé pour aller sur le lieu ou ils se sont recensés, pour voir la liste affichée, pour vérifier si effectivement, leur nom y figure. Mais si leurs noms n’y figurent pas, alors-là, on porte cela en contentieux pour que ce soit pris en compte. Donc, je lance un appel aux délégués. Je le leur dirai à la réunion de lundi d’être vigilants et de passer dans tous les villages ou l’on a connu cette situation. Heureusement que ce sont des points précis.

Le président Bédié a signé plusieurs communiqués interdisant aux militants du Pdci-Rda de participer à l’AG constitutive du parti unifié. Pour les militants qui y sont allés, quel est leur sort ?
Il n’y a pas de sort. Le président a fait un communiqué. Il y a des militants qui sont partis. Mais ce que je vais faire remarquer, en ce qui concerne les militants globalement, le communiqué a été largement suivi. Peut-être que les gens s’attendaient à un déferlement. Mais vous avez vu sur les réseaux sociaux avec ceux qui sont des observateurs qu’il y avait beaucoup de personnes qui étaient habillées aux couleurs du Pdci qui n’étaient pas des militants du Pdci. Et il y avait des gens là-bas qui ont reconnu des militants. Donc, le communiqué a été respecté. Le problème qui s’est posé, ce sont les membres des institutions, les membres du gouvernement qui sont partis à la rencontre. Mais là, qu’est ce qu’on va faire ? Le président est en train d’analyser la situation, parce que dans ce genre de chose, il ne faut pas aussi se précipiter. Cependant, ce que je peux vous dire déjà, c’est que la loi de 1993, qui régit les partis politiques, interdit à tout citoyen d’être membre de plus d’un parti politique. Donc, si vous êtes aujourd’hui au Pdci et que vous êtes parti créer un autre parti, d’office, vous n’êtes plus membre du Pdci. Donc, ceux qui sont du Pdci et qui sont allés à cette assemblée, mais qui ont participé à l’assemblée constitutive, en tant que membre statutaires, eux même savent qu’ils ne sont plus au Pdci. Parce qu’on ne peut pas être dans deux partis politiques. Ceux-là se connaissent.

Y a-t-il des missions qui sont prévues à la base, au regard de l’actualité politique ?
Nous avons dit que dans les trois semaines, c’est-à-dire de maintenant jusqu’au 15 aout, nous avons deux priorités. La première, c’est de choisir nos candidats. La deuxième, c’est de suivre le contentieux sur la liste électorale. Mais, la chance que nous avons c’est que le choix des candidats ne se fait pas à Abidjan. Ça se fait sur le terrain. Donc, quand nos émissaires seront sur le terrain, ils parleront aux militants. Toutefois, on n’a pas prévu de missions en tant que telle. Peut-être que ça va venir, mais nous avons demandé aux membres du secrétariat exécutif qui vont parcourir le pays du 24 au 31 juillet de passer toutes les informations pendant qu’ils font le travail du choix des candidats tout en aidant les délégués à gérer le contentieux électoral.

Une fois les candidats connus, quelle sera la suite, par rapport aux autres partis ?
Le Pdci est membre du Rhdp, groupement politique. Mais comme vous venez de le dire, le président a fait un communiqué pour dire que le Pdci n’est pas concerné par le Rhdp, parti unifié. Donc, si les gens vont en Rhdp, parti unifié, il est entendu que le Pdci n’est pas dedans. C’est tout. C’est aussi simple que ça. Nous ne sommes pas dans le Rhdp, parti unifié. Si les candidatures se font en Rhdp, parti unifié, le Pdci n’est pas concerné. Si ça se fait en Rhdp, groupement politique, nous sommes concernés.

Et si à la base, les partis sont d’accord pour une candidature donnée ?
Nous allons analyser.

En tant que proche collaborateur du président Bédié, avec l’actualité politique, quel est aujourd’hui son état d’esprit ?
Le président du parti est très serein. Il vient de faire une restructuration du secrétariat. Il a des missions, il a une vision. Il sait où on va. Ce que je veux dire, il n’a sanctionné personne. Parce que je lis partout que le président a sanctionné en enlevant les ministres du secrétariat. Peut-être que nous sommes arrivés à un virage où il a pensé quel était le type de personne qui pouvait être au secrétariat. Donc, à chaque moment, le président a des missions précises, parce que c’est son secrétariat. Ce n’est pas un secrétariat général, je le répète toujours. C’est le secrétariat du président du parti. Et vous lisez nos textes, c’est une structure chargée d’exécuter les décisions et les instructions du président du parti. Donc, à des périodes précises, il restructure. Ce n’est pas la première fois. Donc, il n’y a pas de commentaire particulier, on ne commente pas les raisons qui ont emmené le président à faire ce secrétariat. Lui seul connait les raisons, il sait pourquoi il a fait ce secrétariat. Parce que lorsque vous faites une équipe, c’est pour une mission précise avec un objectif précis.

On apprend qu’une réunion est prévue à Daoukro demain (Ndlr : aujourd’hui) avec les vice-présidents… ?
Je ne suis pas vice-président.

Le Bureau politique du Pdci a souhaité que le président Bédié continue les discussions avec le président Alassane Ouattara, l’Ag constitutive du parti unifié a demandé au président Ouattara de continuer les discussions avec le président Bédié. Ne pensez-vous pas que tout ça c’est trop tard ?
Non, je ne peux pas juger. Ce n’est pas moi qui ai le mandat. Il ne faut pas faire le travail du président à sa place. Nous, on lui a donné le mandat, il l’utilise. Il sait, on l’a mis en mission, c’est notre président. Il inspire la politique, il a une vision, donc il faut lui laisser la liberté de gérer son mandat, sans interférer là-dedans.

Le meeting du Gôh a été reporté. Quelles sont les motivations de ce report ?
Vous savez que nous, on n’a pas l’habitude de reporter quand on fixe. Et la date choisie a été fixée de longue date. Nous avons même écrit au ministère des sports qui a donné le stade Biaka Boda de Gagnoa. Nous avons donc pris les dispositions. Nous sommes à 8 jours de l’événement, mais, c’est le communiqué du gouvernement. Il y avait une discussion car les élections pouvaient avoir lieu le 27 octobre. Si les élections étaient fixées au 27 octobre, les candidatures devaient être déposées entre le 16 et le 31 aout. Or le gouvernement en toute souveraineté a fait le choix du 13 octobre. En faisant ce choix, le dépôt de candidature c’est du 1er aout au 15 aout. Ça veut dire qu’avant le 1er aout, nos personnalités doivent savoir qui est candidat, qui n’est pas candidat. Ce ne sont pas des candidatures comme à la députation, ce sont des listes. Donc, une fois que vous choisissez la personne, il faut aller composer la liste. Et chaque membre de la liste a un dossier à fournir y compris la régularité fiscale. Il faut donc, se donner le temps pour connaitre le candidat, pour qu’ils se préparent pour ne pas être forclos. On va en mission à partir du 24 juillet, pour faire tout le tour de la Côte d’Ivoire, les gens sont préoccupés par les candidatures et c’est le week-end que les gens arrivent dans leurs circonscriptions. Le point culminant des missions risque d’être du vendredi 27 au lundi 30 juillet et à cette période, on ne peut pas dire arrêtez tout et venez à un meeting. On ne serait pas prêts. Donc, on a plutôt pris la priorité qui est la mission de consensus pour reporter le meeting. Mais pourquoi, nous avons choisi le 18 au lieu du 4 ou le 11 aout ? C’est pace qu’on pense que les consensus vont marcher et là où ça ne marchera pas du tout, c’est le 4 qu’on a décidé de faire les primaires. Deuxièmement, je vous ai dit que le dépôt des candidatures est clos le 15 aout. A cette période, le secrétaire exécutif que nous sommes serait très pris avec les dossiers en retard etc. donc, on a pris du 24 juillet au 15 aout pour ne parler que de candidatures et d’élection. Et après cela, on pense que trois jours plus tard, on peut faire le meeting le 18 aout. Mais pendant cette période, ceux qui ne sont pas candidats qui sont à Gagnoa, à l’ouest, vont continuer de préparer ce meeting dont l’organisation était très avancée. Ce sont des raisons objectives qui expliquent ce report.

Un appel aux militants ?
Le président du parti au lendemain de l’Ag constitutive du parti unifié, a lancé un appel. Il a dit aux militants d’être calmes, sereins. On a remarqué que les militants ont suivi ce mot d’ordre. Donc, je leur demande de continuer de rester calme et que le président a les cartes en main, il sait où il nous conduit, on lui fait confiance et on avance.
Propos recueillis par Gilles Richard OMAEL et D. Sory

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