Démocratie bananière en Côte d’Ivoire: Jacques Chirac, Houphouët-Boigny et Alpha Blondy avaient tous raison… Ouattara veut »sa » guerre civile

Démocratie bananière en Côte d’Ivoire: Jacques Chirac, Houphouët-Boigny et Alpha Blondy avaient tous raison… Ouattara veut »sa » guerre civile
« DÉMOCRATIE BANANIÈRE ». Jacques Chirac prévenait. « L’Afrique n’est pas mûre pour la démocratie », déclarait-il pour être accusé de racialisme.

Félix Houphouët-Boigny mettait gravement en garde. « Chez nous actuellement, si nous nous engageons dans le multipartisme, il y aura un parti baoulé, un parti bheté, un parti dioula… Nous n’en voulons pas. Voilà pourquoi nous sommes attachés au parti unique », expliquait-il pour essuyer les railleries.
Dans l’euphorie de la chute du mur de Berlin et la pression du discours de la Baule, ni l’un ni l’autre n’a été écouté. Nous avons emprunté, sans y être préparés, le TGV de la démocratie et nous voici, flirtant encore dangereusement, après 2010-2011, avec la guerre civile.

Les maladies infantiles de la démocratie (tribalisme, clanisme, régionalisme) sont un cancer qui divise radicalement le pays entre le nord, rangé majoritairement derrière le chef de l’État sortant, et le sud, acquis essentiellement à l’Opposition.
En 1998, sous le mandat de Henri Konan Bédié, Alpha Blondy a chanté « La guerre civile ». Pour fustiger l’ivoirité, concept censé catégoriser, au détriment des ressortissants du nord, les Ivoiriens. 22 ans plus tard, ce tube reste d’actualité sous Ouattara, qui gouverne, aux dépens des ressortissants du sud, avec le rattrapage ethnique. Au point que le slameur Billy Billy et les artistes zouglou Yodé et Siro ont chanté respectivement « Dioula a pris coupe » et « Président on dit quoi ».

« Dans un pays, avec plusieurs ethnies, quand une seule ethnie monopolise le pouvoir pendant plusieurs décennies et impose sa suprématie, tôt ou tard, ce sera la guerre civile », prenait-il les devants en dénonçant « la démocratie bananière des républiques bananières ».
« Président élu une fois, élu deux fois, élu trois fois, élu quatre fois, ça devient de la dictature ». Et la « dictature » de la candidature de Ouattara – qui annonce un coup K.O – à un troisième mandat est venue mettre le feu aux poudres des animosités et des inimitiés entre les Ivoiriens qui, dressés comme des ennemis jurés, se regardent en chiens de faïence. Et ont déterré la hache de guerre.
F. M. Bally
NB: Le titre est de la rédaction de africanewsquick.net
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