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Bisbilles au PDCI: Face aux délégués, Guikahué crache ses vérités crues aux militants

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Les délégués départementaux et communaux, les coordonnateurs du Grand Conseil régional du PDCI-RDA ont échangé avec la direction du parti, mercredi 21 avril 2021, au siège du parti à Cocody. Le chef du Secrétariat exécutif n’est pas passé par quatre chemins pour dénoncer ce qui se passe actuellement au sein de son parti.

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Abordant l’objectif des sous-thèmes, Pr Maurice Kakou Guikahué, a insisté sur la nécessité de réussir certains à tout prix. Notamment, « la culture de la lutte politique ». Car a-t-il critiqué, « c’est au Pdci qu’on peut voir qu’un leader sort d’une prison politique et puis, on l’insulte. Vous ne pouvez pas voir ça au Fpi. Vous ne pouvez pas. Si Gbagbo avait été du Pdci, peut-être, il y a longtemps, on l’a lâché. Peut-être qu’après six mois, on va commencer nous-mêmes à dire : il n’est pas bon, on lui parlait, il n’écoutait rien, il était seul. Dix ans que le Fpi est resté mobilisé.

Et chaque année, ils faisaient l’anniversaire de La Haye. Ils se retrouvent et ils vont là-bas. Ils vont remplir les rues de La Haye, ils crient et ils rentrent chez eux. Pendant dix ans, ils l’ont fait. Personnes parmi eux, n’a eu une direction générale ou un ministère. Rien. Ils ont dit : on s’en fout. Gbagbo est sorti.

Mais si c’est nous, il y a longtemps, on a laissé le type là-bas. A peine, on fait la désobéissance civile, qu’on dit blocus du domicile du président du parti qui est en plein Abidjan, il y en a qui se réunissent pour demander quand le président n’est pas là qui assure l’intérim.

Alors que la question à poser à cette première réunion, c’est : on a bloqué le président, comment on va débloquer. C’est ça la réaction d’un militant. On ne dit pas qui assure l’intérim, on dit : allons débloquer.

Il y a des militants qui disent : oui, toi tu es tout, mais si on t’a arrêté, le parti est décapité. Mais dans l’esprit du militant, il ne devrait même pas lui venir à l’idée qu’on puisse arrêter son président. Donc, il faut changer de paradigme, il faut changer de logiciel.

Au lieu d’être des militants défensifs, on doit être des militants offensifs. Le militant ne doit pas admettre qu’on ait arrêté son président. Les gens ont failli arrêter Houphouët à Yamoussoukro. Mais depuis Toumodi, les routes étaient barrées. Tu vas passer où? Donc, il faut tuer toute la population  pour arriver à Yamoussoukro ? Non, Péchou a rebroussé chemin.

Donc, ce n’est pas aujourd’hui qu’on tente d’arrêter des dirigeants. Houphouët était chez lui, on partait l’arrêter, mais il fallait d’abord rentrer dans Yamoussoukro avant de l’arrêter, tellement il y avait la population. Ça, c’est un parti. Nos devanciers l’ont fait, on peut le faire… ».

Saluant  au passage, ceux qui l’ont appelé ou qui se sont rendus chez lui pour le saluer, Guikahué a indiqué que c’est dans l’ordre normal des choses. «Trois personnes ont fait la désobéissance civile et elles sont parties en prison. Mandela, Luther King, Gandhi. Alors si moi je fais la prison c’est dans l’ordre normal des choses… Donc, moi, je n’ai pas de problème particulier. Quand on partait, dans ma tête, j’avais retenu que je pouvais aller en prison… ».

Le secrétaire exécutif en chef, a livré donc la matrice sinon les questions auxquelles, il faudra répondre dans ce sous-thème : « la culture de la lutte politique ».

Par ailleurs, Guikahué a souhaité que les discussions puissent aller jusqu’en profondeur pour toucher les comités de base. «On compte sur vous parce que nous sommes en train de faire une architecture pour le futur, pour se projeter. Je ne vous cache pas, nous au Secrétariat exécutif, on a dit que la prise du pouvoir en 2025, c’est une question de vie du parti. Parce que tu ne peux pas aller en 2046 si tu rates 2025. Si tu rates 2025 et 2030, tu ne vas même pas arriver à 2035. Parce que ça fait 21 ans (Ndlr : que le Pdci est dans l’opposition). Ceux d’entre nous qui avaient 10 ans, ils ont 31 ans. Ceux qui avaient 40 ans, ils ont 61 ans. Ceux qui avaient 50 ans, ils ont 71 ans. Et en 2025, il faut ajouter plus 4.

Alors, quelqu’un qui est resté comme ça jusqu’ à 75 ans, il n’a rien vu venir, la tentation est plus grande, il va dire : ah, moi, je m’en vais mourir maintenant. La tentation est plus grande que celui qui a encore 30 ans. Donc, vraiment, on doit tout faire, c’est une obligation de la génération qui est là. On doit tout faire pour prendre le pouvoir en 2025, si on veut que le Pdci vive encore… ».

Enfin, il a insisté sur « la maitrise du processus électoral » dont il a souhaité l’impression d’un cahier de charges pour aider dès maintenant les candidats du Pdci-Rda aux futures échéances électorales.

GRO et DS


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