4 avril 2025

AFRICANEWSQUICK

Plus qu'une Agence de communication, un journal en ligne

Réconciliation nationale: KKB a-t-il perdu le rôle d’acteur principal ?

KKB

Nommé le 15 décembre 2020 par le président de République à la tête du ministère de réconciliation nationale, Kouadio Konan Bertin (KKB) avait fait l’objet des critiques les plus virulentes de la part des Ivoiriens qui l’accusent d’avoir été le seul candidat de l’opposition à compétir aux élections présidentielles boycottées par toute l’opposition qui s’opposait au troisième d’Alassane Ouattara.

Certains avaient trouvé le costume de ministre de la réconciliation assez ample pour le transfuge du PDCI-RDA et avaient prédit un échec dans ses missions à lui confiées.

Car pour eux, il était loin de remplir les critères fondamentaux d’un ministre de la réconciliation nationale irréprochable ; à savoir : le charisme, la neutralité, l’impartialité et surtout la crédibilité aux yeux des populations à réconcilier.

Avant le remaniement ministériel du 06 avril 2021 (gouvernement Patrick Achi I), personne ne vendait chère sa peau. Heureusement pour lui, il a été reconduit sans doute pour lui éviter l’humiliation.

Dès sa reconduction, Kouadio Konan Bertin a exprimé des intentions de réussir à ses missions jugées délicates. Pour ce faire, il a reçu les patrons de presse à qui il a sollicité une aide, un partenariat.

Suite à cette rencontre, il a été reçu par des autorités tels que le président du Conseil constitutionnel, Koné Mamadou pour dit-il, prendre conseil.

Il a même séjourné au Burkina-Faso en mai 2021 pour rencontrer la communauté ivoirienne vivant au Burkina, afin de l’impliquer davantage dans le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire.

Après ces visites, KKB est resté dans un anonymat qui ne dit pas son nom.

 A-t-il changé de tactique pour mieux réconcilier les Ivoiriens ? Certainement pas, sauf erreur de la part des personnes pessimistes à son égard.

 Il est, en effet, effacé ces derniers temps, peut-être dépassé par les évènements.

Apparemment, le président de la République fait son travail à sa place. Car il est par exemple resté invisible avant et lors de la rencontre entre Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo. Et n’a plus daigné approcher le président du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié, après avoir été éconduit par celui-ci en janvier 2021.

A-t-il raté le train de la réconciliation alors qu’il devrait être le premier passager ou est-il passé d’acteur principal à un rôle de figurant dans le processus ?

Seul l’avenir nous le dira. Pour l’instant, les Ivoiriens attendent mieux de leur ministre de la réconciliation nationale, qui semble raser les murs plus tôt que d’être au-devant du processus.

Que propose-t-il concrètement pour le retour sécurisé des autres exilés politiques, la libération d’une autre vague de prisonniers politiques ? Que propose-t-il également comme messages en vue de la cohésion sociale en Côte d’Ivoire?

Telles sont les interrogations auxquelles KKB doit répondre pour se remettre en selle. Car après plus de 8 mois à la tête du ministère de la Réconciliation nationale, on attend toujours son plan-stratégique et le programme des actions.

Nathanael Yao


En savoir plus sur AFRICANEWSQUICK

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

En savoir plus sur AFRICANEWSQUICK

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture