4 avril 2025

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Décédé hier: Un média parle de Charles Konan Banny, avec son caractère « soupe au lait »

BANNY

L’ivoirien Charles Konan Banny, baron du PDCI-RDA est décédé ce vendredi 10 septembre 2021 de COVID-19 à Paris où il avait été évacué.

Quelques heures après cette disparition, TV5 est revenu sur un aspect du parcours politique de l’homme.

Selon ce média, il aura été au coeur de la crise ivoirienne quand il fut Premier ministre de 2005 à 2007, avant de nouveau être appelé en 2011 pour jouer les pacificateurs et tenter de réconcilier un pays profondément divisé.

Connu pour son caractère « soupe au lait », c’est lui qui avait été nommé président de la Commission vérité et réconciliation (CDVR), un poste stratégique après la sanglante crise postélectorale de 2010-2011 qui avait fait au moins 3.000 morts, rappelle le média francophone.

Entendre victimes et bourreaux de tous bords, diagnostiquer et guérir les maux ivoiriens, réconcilier pro-Ouattara et partisans du président déchu Laurent Gbagbo: « CKB », en héritier autoproclamé du premier chef d’Etat Félix Houphouët-Boigny – avec lequel il avait des liens familiaux -, avait obtenu des résultats contrastés.

Le média poursuit pour affirmer que malgré des témoignages poignants et l’audition de 72.000 victimes, la CDVR a eu un très faible écho dans la population et n’avait pas suscité la « catharsis » espérée en Côte d’Ivoire.

Baron de l’ex-parti unique, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), il a changé d’alliances au gré de sa carrière politique, d’abord en soutenant Alassane Ouattara en 2010 puis en se présentant contre lui en 2015, à la tête d’une coalition d’opposition.

Il s’était finalement retiré à la dernière minute, affirmant refuser de participer à une « mascarade électorale« .

Figure de premier plan de la politique ivoirienne dans les années 2000, il avait été imposé en 2005 par la communauté internationale comme Premier ministre de Laurent Gbagbo.

Il avait finalement choisi de constituer un véritable tandem avec le président qui ne lui cédera aucun pouvoir et annulera certaines de ses décisions. Il quittera son poste un peu plus d’un an après avoir été nommé, en avril 2007.

Né le 11 novembre 1942 à Divo (sud), ce fils de planteur baoulé (un des plus importants groupes ethniques du pays) est diplômé de la prestigieuse Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec) de Paris.

Après avoir travaillé dans la gestion d’Etat de la filière cacao en Côte d’Ivoire, premier exportateur mondial, il intègre en 1976 la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à son siège de Dakar, où il gravit tous les échelons.

Gouverneur par intérim de cette institution (1990-1993), il est confirmé dans ses fonctions le 1er janvier 1994, trois semaines avant la dévaluation du franc CFA, qui jouera un grand rôle dans son image d' »homme de la France« . Il y restera jusqu’à son arrivée en 2005 à la « Primature » ivoirienne.

Cette disparition est une grande perte pour sa famille biologique, sa famille politique (le PDCI-RDA) et toute la nation ivoirienne.

Nathanael Yao


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