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Guinée /Charte de la transition : Un piège aux opposants de poids ?

Chef de junte

La charte, qui s’appliquera jusqu’à l’instauration d’une nouvelle Constitution guinéenne, a été dévoilée le lundi 27 septembre 2021. Elle détermine, selon RFI, le cadre juridique de la période de transition, dont la durée n’a toujours pas été fixée. Mais on connaît désormais les organes qui seront mis en place et les règles qui les régissent. 

Les points clés de cette charte prévoient que toutes les personnes participant à la transition seront interdites de candidature aux prochaines élections nationales et locales, à commencer par Mamady Doumbouya, président de ladite transition, précise le confrère. 

Qui relate que le journal de la RTG, habituel relais des communiqués d’État, s’est ouvert avec une heure et demie de retard ce 27 septembre. Et la présentatrice Adèle Camara a entamé le JT par la lecture intégrale de la charte de la transition définie par la junte qui a renversé Alpha Condé.

RFI relate également qu’une fois les principes démocratiques de base énumérés, le texte dévoile les institutions qui accompagneront la transition, à savoir le Comité national du rassemblement et du développement (CNRD), son président, un gouvernement et un Conseil national de transition (CNT) qui fera office de Parlement. Ce dernier sera composé de 81 membres, allant des partis politiques aux forces vives de la nation, dont les organisations syndicales, patronales, de jeunesse et des forces de défense et sécurité. 

Après avoir précisé les missions et devoirs des différents organes, le document impose un minimum de 30% de femmes dans chaque groupe nommé dans ce CNT. Mais une mesure attire toute l’attention : toutes les personnes participant à la transition seront interdites de candidature aux prochaines élections nationales et locales, à commencer par le meneur des putschistes et actuel chef de l’État, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya. « Une disposition n’étant susceptible d’aucune révision », souligne le texte.

Comme promis par le CNRD, les membres du gouvernement et les responsables d’institutions en vigueur sous le régime du président déchu Alpha Condé sont exclus de la transition dont la durée sera fixée par le CNT et les forces vives de la nation.

Les opposants de poids tels Cellou Dalein Diallo, s’étaient dits prêts à être impliqués dans la transition pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Mais ils pourraient reculés. Car ils ont désormais le choix entre servir à un poste dans le Conseil national de transition ou dans un autre organe créé par la junte et renoncer à une candidature aux futures échéances présidentielles ou locales ; ou s’abstenir de tout poste sous la transition et être libre de participer aux élections à venir.

Certainement, ce point de la charte va faire grincer des dents et certaines autorités qui rêvaient d’un poste ministériel ou d’un haut poste avant les futures élections.

Seuls les opposants de petit calibre qui ne croient pas en leur élection à un poste aux futures échéances ou les citoyens qui ne sont pas intéressés par un poste électif, seront sans doute intéressés par l’offre de la junte.

Nathanaël Yao


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