VBG/Yasmina Ouégnin: “Nous pouvons agir et nous nous devons d’agir”

En collaboration avec l’Onu Femmes, l’honorable Yasmina Ouégnin, député de la commune de Cocody, a organisé un atelier d’échanges sur la proposition de loi relative aux mesures de protection des victimes de violences domestiques, viol et violences sexuelles autres que domestiques. C’était le vendredi 1er octobre 2021 au Plateau.
Cette rencontre a rassemblé plusieurs organisations de la société qui œuvrent dans le cadre des violences basées sur le genre. Selon Yasmina Ouégnin qui citait l’Organisation Mondiale de la Santé, “30% des femmes en couple dans le monde ont déjà subi des violences physiques ou sexuelles perpétrées par leurs partenaires. En outre, 1 femme sur 2 assassinée, dans le monde, a été tuée par son partenaire ou un membre de sa famille, et ce pour la seule année 2017; tandis que ce ratio passe à 1 homme sur 20, dans des circonstances similaires.”
LaCôte d’Ivoire n’échappe pas à cette situation dramatique que vivent les femmes. C’est pourquoi, en vue de trouver une meilleure réponse au plan juridique “un Projet de Loi relative aux mesures de protection des victimes de violences domestiques, de viol et de violences sexuelles autre que domestiques, est prévu pour un examen en Commission le 7 octobre prochain” selon l’honorable Yasmina Ouégnin.
Mais, de son point de vue, le texte doit être renforcé. “A la lecture du texte, m’est-il apparu que les mesures, qui viendraient, après adoption, enrichir notre corpus législatif, avaient été prises a minima. Ce sentiment, je l’ai constaté à travers de nombreux échanges avec des collègues députés et des experts en Violences basées sur le genre. Il m’a donc semblé évident qu’il nous fallait conjuguer nos efforts et travailler en synergie, Gouvernement, Députés, ONG et Organisations de la Société civile, afin de produire, dès aujourd’hui, plaidoyers et amendements susceptibles d’impacter positivement et d’améliorer significativement ce projet de loi sur la protection des victimes”, a expliqué l’honorable Yasmina Ouégnin, avant de lancer, “nous pouvons agir et nous nous devons d’agir, chacun à notre humble niveau, jusqu’à la tenue de la séance plénière afin que nos propositions et contributions puissent être prises en compte, par le Commissaire du Gouvernement lors des travaux de la Commission des Affaires Générales et Institutionnelles, mais également lors de l’adoption de ce texte par l’ensemble des Parlementaires au cours de la séance du 26 octobre prochain.”
Elle a profité de l’occasion pour lancer “un appel solennel à tous nos hommes et femmes de Médias, nos journalistes, blogueurs, chroniqueurs afin de les exhorter à accompagner les différentes luttes pour l’égalité et pour plus d’équité dans notre pays car les plumes, les caméras, les micros sont de redoutables armes, et leur efficacité face aux différents maux qui minent notre société doit être indiscutable.”
De son côté, Mme Bessi qui représentait à cette rencontre Mme la ministre de La Femme, de la Famille et de l’Enfant, a expliqué que “les Violences Basées sur le Genre (VBG) constituent une violation grave des droits humains et une expression des inégalités sociales entre les hommes et les femmes dans le monde” et que “les crises successives en Côte d’Ivoire ont de par leur nature, constitué des contextes favorables à l’accentuation des violences basées sur le genre (VBG), avec une prédominance des violences sexuelles à l’égard des femmes et des enfants.” Dans une présentation sur PowerPoint, elle a montré l’évolution de ces violences qui ne font que progresser dangereusement. En effet, de 2010 à 2020 l’on est passé de 711 cas à 5405 cas de violences basées sur le genre. Du 1er janvier au 30 septembre 2021 l’on a noté 3019 cas de violences basées sur le genre. Tous ces chiffres justifient bien la tenue de cet atelier, dont les conclusions viendront renforcer le projet de loi qui sera bientôt porté devant les parlementaires ivoiriens.
GRO avec BN
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