Mortalité maternelle et néonatale: Dr Yaméogo se prononce sur les directives de l’OMS

La Côte d’Ivoire, pourra-t-elle atteindre l’ODD 3 des objectifs du développement durable, d’ici 2030 ? Cette question mérite d’être posé au vu des chiffres de la mortalité maternelle et néonatale observés, depuis une dizaine d’année. 614 décès pour 100 000 naissances vivantes, c’est la situation des décès maternels et néonatals en Côte d’ Ivoire ; pays où des milliers de milliards dit-on sont investis pour relever les plateaux techniques, réhabilités ou construire des centres de santé jugés de haut niveau. Ce triste tableau a été présenté au cours d’un point presse tenu le mardi 5 octobre, à la Fondation Félix Houphouët-Boigny, par le Représentant Résidant de l’OMS, Dr Jean Marie Vianney Yameogo et le professeur Serges Boni, président de la Société de gynécologie et d’Obstétrique de Côte d’Ivoire (Sogoci). A cette occasion, les deux experts, se sont inquiétés quant à l’atteinte des Objectifs de développement durable, notamment l’ODD3, des pays africains notamment ceux de l’Afrique Subsaharienne.
Dr Yaméogo, se prononçant sur les directives éditées par l’Organisation mondiale de la santé pour booster les pays qui trainent encore le pas a fait connaitre les objectifs à atteindre d’ici 2030 «Les directives de l’OMS objet du présent pré-congrès ont pour objectif de donner la voie à suivre pour réduire la mortalité maternelle et être au rendez-vous de 2030. Faire en sorte que les pays enregistrent moins de 140 décès pour 100 000 naissances vivantes. Moins de 140 décès pour 100 000 naissances vivantes d’ici 2030 pour tous les pays. La Côte d’Ivoire est aujourd’hui à 614 décès. Entre 614 et 140, il y a donc du chemin à faire. L’OMS a constaté que les progrès dans les pays étaient très lents. D’où elle a recommandé une nouvelle voie à suivre, pour accélérer le programme pour réduire les décès des femmes lorsqu’elles sont en grossesse ou en train d’accoucher. », a-t-il fait savoir invitant chacun des pays concernés « à s’approprier ces directives et aille les appliquer dans leur pays respectif. Deux décès sur trois sont enregistrés en Afrique soit 66%, c’est trop »
Aussi, Dr Yaméogo s’est prononcé sur le réseautage qui pourra aider à la réduction drastique de la mortalité maternelle «Parmi les participants il y a la Tunisie qui a 40 décès pour 100 000 naissances vivantes. Vous avez le Maroc, l’Algérie et la Tunisie qui ont atteint déjà la barre de moins 140 décès pour 100 000 naissances vivantes. L’objectif de la Tunisie aujourd’hui, c’est aller encore plus bas. Alors l’expérience de la Tunisie peut bien profiter aux autres pays »
GRO avec JPL (Le Nouveau Réveil)
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