PDCI/Roger M’bia (maire d’Agnibilékro) aux jeunes: «Rendez vous fréquentables par les populations, les électeurs»

Au cours du séminaire dit ‘’Le week-end politique’’ de la Jpdci urbaine du grand centre qui s’est tenu du 8 au 9 octobre à Bongouanou, autour du thème : «Quelle Jpdci-rda du grand centre après la crise électorale de 2020 ?» Le maire Roger M’bia d’Agnibilékro, parrain dudit séminaire s’est adressé à la jeunesse du PDCI-RDA.
«(…) Je voudrais d’entame exprimer la joie qui m’anime d’être avec vous, jeunes du PDCI-RDA, notre grand parti, jeunes triés sur le volet, pour tirer les leçons de notre passé récent afin de mieux envisager l’avenir, que dis-je? Notre devenir commun.
Merci aux initiateurs pour l’initiative et aussi pour le choix porté sur ma modeste personne pour accompagner l’événement.
Qu’il me soit permis de saluer aussi nos parents de Bongouanou les Agnis Morofoués, ce grand peuple hospitalier et généreux qui dans un passé récent a souffert des affres de la bêtise humaine, du plus grand défaut humain, je veux parler de l’ingratitude.
«Un peuple qui oublie son passé est condamne à le revivre», dixit Winston Churchill.
L’avenir se construit en apprenant l’histoire du passé.
Le Président Houphouet disait et je cite : « l’histoire, elle est belle quand elle est nue, quand elle est débarrassée de ce vieux tissu déchiré qui masque sa divine beauté. » Fin de citation.
Alors chers amis jeunes, nous ne pouvons envisager l’avenir qui rime avec jeune qu’en étant bien au fait du passé. Et ce passé vécu, vrai, est enseigné et transmis par ceux qui l’ont vécu, les vrais, nos anciens donc.
J’ai tendance à le dire, gardons-nous de tuer tous les vieux du village, sinon, nous risquons de bâtir nos lieux de réjouissances et nos maisons sur les tombes de nos parents décédés.
Personne n’est trop vieux pour contribuer à bâtir une œuvre humaine, encore moins à la bonne marche d’un parti politique, créé nécessairement pour conquérir le pouvoir d’Etat.
2020 a été pour le PDCI-RDA, toute génération confondue, très éprouvante avec désespoir et amertume.
La première génération, celle conduite par notre Président, le président aimé par nous tous, le président Aimé Henri Konan Bédié espérait et à juste titre au vu des alliances et des sacrifices et actions consentis, cette génération espérais dis-je conduire notre parti au pouvoir d’état.
La génération intermédiaire, la notre comptait jouer son rôle de cheville ouvrière dans l’exercice du pouvoir et servir de relais de la jeune génération.
Les événements survenus avant et lors des élections présidentielles ne nous ont pas permis d’y prendre part et de réaliser ce vœu de revenir au pouvoir, vœu attendu depuis près de 20 ans par tous.
Les effets collatéraux ont été vécus avec amertume par toute la jeunesse de notre parti dans toutes les régions de notre pays.
Il faut reconnaître cependant que le plus lourd tribut a été payé par la jeunesse du grand centre représentée ici par l’élite que vous êtes.
Je voudrais vous saluer et vous remercier pour les travaux de réflexion en atelier que vous avez effectué.
Soyez généreux avec l’esprit fertile dans la mise en œuvre des conclusions de vos travaux.
Le PDCI-RDA notre grand parti, à l’instar de toute œuvre humaine ne peut envisager un meilleur avenir de sa jeunesse sans s’appuyer et s’inspirer de l’ancienne génération qui, à la vérité, n’est que la plus vieille génération et non pas l’ancienne.
Jeune du grand centre tous les parti politique significatifs s’activent à préparer 2025, en ordre de bataille, et derrière leurs leaders.
Ceux-là, s’activent à négocier le redécoupage électoral, les listes électorales, la CEI, et les meilleurs conditions de vote.
Ne les affaiblissons pas dans des débats sans fondements et prématurés.
Rendez vous fréquentables par les populations, les électeurs.
Occupez-vous à expliquer la vision du PDCI- RDA et la faire épouser par la grande majorité de nos compatriotes.
Le moment viendra où nous serons emmenés à choisir nos porte-étendards. Ils foisonnent au PDCI- RDA, démocratiquement avec l’onction de haute direction.
Pour l’heure, il faut savoir que pour nous restaurer, il y a ceux des nôtres qui font le marché, ceux qui font la cuisine concoctent les mets, ceux qui font la table, ceux qui appellent à table l’ensemble des militants.
Soyons patient, objectif, déterminés et solidaires dans le respect et la concorde.
Rien ne s’obtient dans le désordre et la défiance.
2025 c’est dans 4 ans et ce n’est pas rien quatre ans.
Ensemble nous réussirons, Dieu aidant, dans un esprit de conquête, mais de pardon et de solidarité de tous les ivoiriens. Dieu se sentira concerné et nous y arriverons.
Faire de l’Ivoirien, le frère et l’égal de son frère ivoirien ! Je vous remercie.»
Propos retranscrits par GRO
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