Koumassi: Bacongo félicité mais commet une grave erreur

Depuis l’arrivée de Cissé Ibrahim Bacongo à la tête de la mairie de Koumassi, la commune a un nouveau visage avec un assainissement de tous les quartiers de la commune, selon le plan cadastral d’origine de la commune, plan pour lequel ses prédécesseurs ont été blâmés pour avoir fait leurs mandats sans s’en soucier.
Grâce au maire, les populations ont su que dans des quartiers tels qu’Inchallah, des voies principales avaient servi à construire des logements, des magasins ou boutiques ; des espaces pour piétons ont été utilisés à d’autres fin.
Sur le plan infrastructures, la commune de Koumassi est désormais dotée d’un complexe sportif à la Sicogi non loin du service socioculturel de la mairie et d’un stade au quartier Sogefhia. En outre, plusieurs voies telles que celle qui part de Prodomo à Kahira ou de Marais à Aklomiabla auparavant impraticables, ont été réhabilitées. Aussi, plusieurs domaines communaux illégalement occupés ont-ils été récupérés par la mairie pour la construction de magasins…
La majorité des populations sans distinction de partis politiques applaudissent les œuvres du maire.
Cependant, dans la mise en pratique de son programme de campagne, Cissé Bacongo abat tout sur son passage, même les arbres, au moment où l’on parle de plus en plus de reboisement en Côte d’Ivoire.
En effet, les arbres au bord du terrain de Inchallah ont été tous abattus. Ceux du terrain de prosaro, de l’entrée de la cité Agouti, de l’espace chez Léon, du virage non loin de l’ancien espace cointro, de la Sicogi en face du Collège Bon Samaritain ont été également tous abattus.
L’on fait le constat que, même les arbres plantés à des endroits où aucune construction n’est prévue ont aussi été coupées.
Ce qui représente une erreur monumentale de la mairie qui dit assainir l’environnement communal mais détruit la nature.
En fait, l’abattage des arbres a un impact très fort sur le changement climatique. Les arbres stockent du CO2 tout au long de leur vie. En détruisant ces arbres, on réduit donc la capacité de l’écosystème à stocker du CO2. Moins d’arbres, c’est moins de CO2 absorbé et donc plus d’effet de serre.
Un exemple de préservation de la nature qui doit faire école
L’exemple que la mairie de Koumassi doit suivre pour préserver la nature est celui du Maroc. Dans ce pays, plus précisément dans les régions du sud, les palmiers par exemple, font l’objet d’une protection particulière. On ne peut pas les déraciner ou les planter sans une autorisation de la municipalité et ce, pour éviter la destruction des fameuses palmeraies du Royaume.
A Marrakech, 4è ville du pays et ville touristique par excellence, il est non seulement interdit d’abattre les palmiers mais aussi les arbres. Par exemple, en cas de construction d’une voie, si des arbres ou palmiers se trouvent sur l’espace réservé, plutôt que de les abattre, la structure qui construit la route crée des ronds-points autour des arbres pour éviter de détruire la nature.
Nathanael Yao
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