Reprise du dialogue/Guikahué (S.E en chef du Pdci) : «On pense que le moment est venu d’ouvrir tous les dossiers»

Invité de Soro Adams, ce mercredi 15 décembre 2021, sur la Radio de la Paix, Pr Maurice Kakou Guikahué, Vice-président et Secrétaire exécutif en chef du Pdci-Rda, s’est prononcé sur le dialogue politique qui reprend demain jeudi 16 décembre 2021.
Le Gouvernement a officiellement annoncé pour le 16 décembre 2021, la reprise du dialogue politique. Du côté du Pdci-Rda, comment avez-vous accueilli la nouvelle ?
C’est une très bonne nouvelle d’autant plus que cela fait plus d’un an que le président Henri Konan Bédié a appelé au dialogue qu’il a réitéré en juillet dernier à Daoukro. Il a appelé à un dialogue inclusif pour que la Côte d’Ivoire soit réconciliée et pour une paix durable. Il a dit que c’est maintenant qu’il fallait engager le dialogue pour laisser une Côte d’Ivoire réconciliée aux générations qui viennent. Donc, le Pdci se réjouit que le Gouvernement ait décidée de la reprise du dialogue politique.
Un dialogue inclusif, tel est le souhait du président Bédié, vous avez dit ?
Oui, avec la participation de tous les acteurs politiques. Il a même dit qu’il fallait associer nos partenaires au développement.
Mais est-ce que vous avez le schéma du dialogue qu’annonce le pouvoir d’Abidjan ?
Il appartiendra à l’émissaire du Gouvernement, le Premier ministre, de nous décliner sa pensée et après cela, on pourra en discuter. Mais nous allons à une invitation, on ne peut pas d’emblée dire comment ça va se passer. Nous allons écouter d’abord. Et après nous allons opiner.
Quelles sont vos attentes précisément ?
Elles sont grandes. On pense que le moment est venu d’ouvrir tous les dossiers, de discuter librement, d’aller à des compromis sur certains points pour que le climat politique reste le plus apaisé possible et pour que la réconciliation soit une réalité pour une paix durable en Côte d’Ivoire.
Et pour être plus précis et plus clair, pour l’auditoire de la Radio de la Paix, ça voudrait dire quoi ?
Il y a beaucoup de dossiers, il y a la commission électorale. En tout cas, c’est une reprise du dialogue. Ce n’est pas un nouveau dialogue, donc les uns et les autres savent déjà les points qui avaient été abordés. Le point qui avait été réglé, c’était l’organisation des élections législatives, ça été fait. Tous les autres points sont en suspens. Mais nous attendons que le Gouvernement se prononce avant d’avancer.
Pour rappel, quels sont les points saillants ?
Il y a l’environnement politique, les élections. Il y a beaucoup de sujets nationaux. On ne peut pas faire une liste exhaustive. C’est au cours du dialogue qu’on verra ce qu’on peut régler, mais il faut régler le maximum de problèmes.
Et le Pdci sur ce dialogue fonde de grands espoirs ?
Bien sûr parce que c’est un parti de dialogue, donc nous fondons beaucoup d’espoir sur ce dialogue politique.
Quel sera le message du parti septuagénaire ?
C’est que les uns et les autres aillent à la table de discussions. Quand vous allez à une discussion, vous gagnez et puis aussi, vous perdez des points. C’est un compromis. La vérité étant plurielle, on va confronter les différentes idées et puis trouver la solution équitable qui satisfait tout le monde. Mais l’objectif, c’est de réconcilier les Ivoiriens et d’aboutir à une paix durable. Ce qui peut aboutir à une paix durable, c’est ce qu’on doit décider.
Quand vous regardez l’environnement sociopolitique de votre pays aujourd’hui, qu’est-ce que ça vous inspire ?
Il y a des attentes, il y a des non-dits. Chacun a son idée. Je pense que si on se retrouve, qu’on se parle, que chacun expose ses idées et qu’on voit ce qui peut faire avancer la Côte d’Ivoire.
Il y a ce dossier de l’alliance Pdci-PPA-CI créé par Laurent Gbagbo. Doit-on s’attendre à une alliance pour des élections ou à une alliance politique ?
Je ne peux pas m’avancer sur le sujet. Vous-même vous l’avez dit aux dernières législatives, on a fait une collaboration pour avoir des listes uniques dans certaines zones. Ensuite, EDS avec lequel, nous sommes partis, est devenu un parti politique. Je l’ai déjà dit, le parti politique est créé, il s’installe, il s’organise et puis après, on verra. Je ne peux pas tout de suite anticiper de ce qui va se passer.
Mais à la main tendue de Laurent Gbagbo, vous répondez ?
Le moment viendra, on en parlera. Le président Gbagbo a tendu la main, la personne qui doit répondre, c’est le président Bédié et pas le secrétaire exécutif.
Propos recueillis et retranscrits sur la Radio de la paix par Gilles Richard OMAEL et DS
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