Guinée: La junte récupère des domaines de l’État, près de 100 familles à la rue, des leaders contestent

Des leaders politiques guinéens ont été sommés par la Cour de répression des infractions économiques et financières de libérer des biens immobiliers et fonciers appartenant au domaine privé de l’Etat.
Les leaders politiques concernés ont selon le site d’informations générales dw.com, brandi des documents certifiant qu’ils sont bien propriétaires des domaines qu’ils occupent depuis plusieurs années.
Cette affaire a tellement pris de l’ampleur que des possibilités de manifestations ne sont pas exclues aux dires de Cellou Dalein Diallo, chef de l’Union des forces démocratique de Guinée.
Notre source relate que l’un des avocats de M. Diallo explique que la résidence de son client relevait du domaine privé de l’État. « Ce qu’il faut savoir c’est que les biens qui relèvent du domaine public de l’État sont incessibles et inaliénables », indique Maître Amadou Diallo. Mais, « les biens qui sont réclamées actuellement ne relèvent pas du domaine public de l’État. Ce sont des biens qui relevaient pour certains du domaine privé de l’État. Et que l’État a vendu. Dès lors que l’État a vendu ces biens-là, ils ne font plus parti des biens de l’État. Donc le code foncier et domanial est clair ce sont les règles du code civil qui s’appliquent. »
Le leader politique Sidya Touré qui était présent à une rencontre des autorités concernées par l’opération de récupération de domaines et la junte, l’a invitée au respect des lois nationales.
« Nous avons eu une rencontre avec une partie du CNRD (…) Ils ont signifié leur volonté de continuer la récupération des biens. Nous n’avons pas contesté mais nous avons demandé que cela se fasse dans les conditions indiquées par le Colonel Doumbouya lors de la prise du pouvoir à savoir dans le cadre de la justice », a-t-il répondu à la préoccupation du confrère.
Selon toujours des informations livrées par dw.com, près de 100 familles sont concernées par cette récupération des domaines publics et elles sont invitées à quitter les domaines d’ici le 28 février 2022.
Joseph Koffi
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