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VBG en Côte d’Ivoire: Les populations de Toumodi, Tiébissou, Bouaké et Yamoussoukro sensibilisées par CIRW

Photo VBG 2

La section Côte d’Ivoire du « Collectif i respect women » (CIRW) en collaboration avec l’Association des Pasteurs des Eglises Protestantes et Évangéliques de Tiébissou (ASPEPETI) a mené le mercredi 02 mars à Tiébissou, une campagne de sensibilisation contre les violences sexuelles et le trafic humain, en somme, les violences basées sur le genre (VBG). Cette campagne de sensibilisation s’est poursuivie à Bouaké pour prendre fin le samedi 5 mars dernier à Yamoussoukro.

La campagne ayant pour thème « non au nouvel esclavage » avait pour objectif d’amener la population à une prise de conscience pour stopper toute violence basée sur le genre qui est une forme d’esclavage.

Pour  Philipe Decourroux, auteur et compositeur d’origine suisse, par ailleurs président fondateur du CIRW, choisi comme conférencier, cette campagne à une bonne raison d’être menée.

« Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), une femme sur trois est victime de violence sexuelle, de viol ou d’inceste. En tant qu’Homme, cela est alarmant. Alors  Dieu m’a inspiré à créer ce collectif en 2017 pour lutter contre ce fléau inacceptable que subissent les femmes. Il n’appartient pas qu’aux femmes de se défendre seules mais nous les hommes étant à leurs cotés,  nous pouvons mieux les défendre», a dit Decourroux au cours de sa conférence pendant laquelle on sentait l’émotion des auditeurs écoutant le témoignage d’Agoua Magloire, fonctionnaire international.

Il a donné des preuves de violence faites aux femmes pendant ses voyages dans plusieurs pays où « la condition des femmes vivant clandestinement est pitoyable. Elles sont exposées à toute sorte de violences sexuelles. Leurs droits sont bafoués par leurs bourreaux qui, au départ de la relation, se font passer pour des bienfaiteurs».

On aura compris que le mal est profond. Aboli depuis plus de cent ans, l’esclavage existe encore de nos jours à travers la violence et le trafic humain entretenu souvent par des réseaux de proxénètes partout dans le monde, même en Cote d’Ivoire.

C’est pourquoi, selon Pasteur Akpa Félix, « il faut aller au secours des filles de ménages, des femmes au foyers qui vivent l’enfer au quotidien». Le pasteur qui, au nom de ses homologues, a remercié toute l’assistance y compris les représentants des autorités politiques, administratives et pastorales. Ceux-ci ont exprimé leurs satisfactions concernant cette opération sociale et religieuse marquée également par des prières, des parades, des chants et une projection de film dont le CD a été distribué aux populations.

Rappelons que cette campagne de sensibilisation, placée sous le parrainage de Docteur Denis Mukkwegue, Prix Nobel de la Paix en 2018, est déjà passée à Toumodi avant Tiébissou.

JPK


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