CIV/Traités de squatters par le chef de Bidjan-Té: Les impactés de Boribana recadrent Ahizi Djagoua Guy

Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée le vendredi 31 janvier dernier, le chef de Bidjan-Té a traité les habitants de Boribana de squatters qu’on a dédommagés dans le cadre du Projet de Transport Urbain d’Abidjan (PTUA).
Se sentant insultés par le chef Ahizi Djagoua Guy, les impactés de Boribana, par la voix de Kéïté Van Modibo, président du collectif des impactés, ont exprimé leur mécontentement avant de recadrer le chef de Bidjan-Té sur certaines de ses allégations.

C’était, hier, lundi 10 février 20025 lors d’un point-presse tenu à Attécoubé.
« Lors d’une conférence de presse animée par le chef de Bidjan-Té, celui-ci a dit que les populations de Boribana étaient des squatters. Ce qualificatif a touché et indigné nos parents », a dit d’emblée le président du collectif.
Et de recadrer le chef du village de Bidjan-Té sur l’origine de Boribana.
« Pour sa gouverne, nos parents qui ont fondé Boribana ne nous jamais dit qu’ils ont acquis cet espace avec le village de Bidjan-Té. Les attestations villageoises qui sont en notre possession ont été délivrées par Santai village.A Borobana, nous avions un groupe scolaire composé de deux écoles que sont Santai 1 et 2. Ce sont les travaux du 4ème pont qui ont démoli cet établissement qui servait de lieu de vote depuis toujours. Cela pour dire que c’est le village de Abidjan Santai qui est propriétaire de cet endroit qui a été vendu à nos parents depuis 1947 et non par le village de Bidjan-Té ».
Relativement à la question de l’indemnisation des impactés, dont a fait cas le chef de Bidjan-Té, il a tenu à faire cette clarification.
« Ce sont 7 ha sur les 22 que compte Boribana qui ont été impactés par le projet du 4ème pont. Le dédommagement s’est fait sur la base du marquage des maisons, de l’identification des propriétaires et des négociations menées par les agents du Projet de Transport Urbain d’Abidjan (PTUA). Je voudrais préciser que les échanges avec les services du PTUA étaient individuels, et on vous délivre un reçu à la fin. Tous ceux qui ont été touchés par le projet ont eu droit à un reçu.Je pense que le chef peut présenter son reçu s’il a été identifié ».
Le président Kéïta n’a pas manqué d’expliquer pourquoi, Santai village a été dédommagé et pas Bidjan-Té.
« Concernant le dédommagement du village de Santai, cela est le fait que le cimetière du village ait été touché par le projet. Il est donc évident que le village ait été dédommagé contrairement à Bidjan-Té situé à des kilomètres et qui n’a aucunement été impacté par le projet de construction du 4ème pont ».
En outre, le conférencier s’explique difficilement l’attitude de la chefferie de Bidjan-Té vis-à-vis de ses parents de Boribana.
« Depuis que nos parents ont acquis ces terres depuis 1947, aucune chefferie de Bidjan-Té ne nous a traité de la sorte. Toutes les équipes dirigeantes du village qui se sont succédées savaient que c’est le village de Santai qui a installé nos parents à Boribana. Mais pourquoi, c’est maintenant que le chef de Bidjan-Té nous traite de squatters. Nous avons payé légalement ces terres avec les Atchans de Santai village ».
Pour finir, il a clairement indiqué que la mairie d’Attécoubé n’était nullement partie prenant dans l’opération d’indemnisation des impactés.
« La mairie n’a pas été associée pendant le dédommagement du 4ème pont puisque si vous n’êtes pas touché par le projet, on ne vous paye pas. Il faut être touché, il faut être dans l’emprise du pont pour être dédommagé ».
Voilà pourquoi, il jette catégoriquement en brèche l’affirmation du chef Ahizi Djagoua Guy qui veut faire croire que le député-maire d’Attécoubé a gardé par dévers lui la somme de 4 milliards FCFA destinés à Bidjan-Té.
« Nous n’avons pas été payés par la mairie. Les impactés ont été payés directement par le PTUA. Donc la mairie ne pouvait pas avoir accès à l’argent ».
A sa suite, le président du collectif des impactés du District d’Abidjan, Koné Thias a abondé dans le même sens.

« Les impactés ont travaillé avec la mairie en bonne intelligence. Mais en aucun cas, ni la mairie encore moins le village de Bidjan-Té n’a été impacté par quelques bâtis que ce soit. Je voudrais faire comprendre que tous les impactés ont été dédommagés en fonction de leurs bâtis. Il est donc incompréhensible de dire que le ministre Danho Paulin Claude ait perçu une quelconque somme d’argent. Nous ne saurons accepter qu’on lui jette l’opprobre. Le ministre Danho Paulin n’a reçu aucun centime. Il n’est pas dans nos fichiers, Il ne figure en aucun lieu dans nos fichiers en tant qu’impacté ».
Lui également a battu en brèche une probable indemnisation concernant le village de Bidjan-Té.
« Le village de Bidjan-Té ne figure pas dans nos dossiers en tant qu’impacté. Tous ceux qui sont impactés ont un document puisqu’il y a des négociations à faire. Donc si quelqu’un dit qu’un tel a pris son argent, c’est impossible parce que les négociations sont individuelles », a-t-il conclu.
Voilà qui devrait mettre fin à cette affaire inventée de toute pièce pour nuire à l’honorabilité d’une personnalité de premier rang.
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