AFRICANEWSQUICK

Plus qu'une Agence de communication, un journal en ligne

CIV/Un Ivoirien appelle à une autre table ronde pour éviter le pire: «Marcoussis 2 n’est pas une option, c’est une urgence nationale»

Marcoucis crise ivoirienne 2002
9 / 100

Lettre ouverte aux acteurs politiques ivoiriens, à la société civile et à la communauté internationale

Objet : MARCOUSSIS 2, l’ultime rempart contre le chaos politique en Côte d’Ivoire

Mesdames et Messieurs,

La Côte d’Ivoire traverse une phase critique de son histoire politique. À mesure que l’élection présidentielle d’octobre 2025 approche, les tensions s’aiguisent, les fractures s’élargissent, et l’horizon démocratique s’obscurcit dangereusement.

Marcoucis crise ivoirienne 2002

La question de la nationalité, jamais tranchée de manière claire, rationnelle et inclusive, demeure un point de discorde majeur. Cette faille structurelle de notre République a été à l’origine de la rébellion de 2002 et de la guerre postélectorale de 2010-2011. Depuis lors, chaque période électorale est vécue par les Ivoiriens comme un temps de tous les dangers.

Aujourd’hui, un autre péril s’annonce : l’expiration en septembre 2025 du mandat non renouvelable de la Commission Électorale Indépendante (CEI), dans un contexte où le dialogue politique est rompu. Qui organisera les élections présidentielles ? Toute tentative de reconduction tacite de la CEI constituerait une violation grave de la légalité constitutionnelle, une forfaiture juridique aux conséquences incalculables, pire encore que les déchéances de nationalité liées à des naturalisations administratives ou professionnelles.

Face à cette impasse institutionnelle, l’Histoire nous rappelle une voie de sagesse : MARCOUSSIS. En 2003, sous l’encadrement de la communauté internationale, l’Accord de Marcoussis avait permis de restaurer un début de stabilité. Aujourd’hui, seule la convocation d’un MARCOUSSIS 2 — une nouvelle table ronde nationale inclusive — peut sauver la nation ivoirienne du précipice.

Ce dialogue national, placé sous supervision internationale, est une nécessité absolue. Il s’agit non seulement d’une sortie de crise honorable pour toutes les parties — pouvoir, opposition, société civile — mais aussi d’un impératif démocratique vital pour garantir des élections libres, transparentes, crédibles et pacifiques.

Il appartient à la communauté internationale, qui a su par le passé jouer un rôle déterminant, d’user des moyens diplomatiques et coercitifs à sa disposition pour contraindre tous les acteurs à s’asseoir à la même table. Aucun calcul partisan ne saurait prévaloir sur l’intérêt supérieur de la Nation.

Enfin, le report de la révision de la liste électorale après les élections présidentielles n’a aucun fondement démocratique valable. Cette manœuvre, si elle devait se confirmer, apparaîtrait comme une tentative de manipulation du processus électoral. Un scrutin organisé sur la base d’un fichier obsolète serait une fraude annoncée.

La Côte d’Ivoire a trop souffert des turpitudes politiques, des rivalités personnelles et des manipulations institutionnelles. Elle ne peut plus se permettre de courir vers une nouvelle tragédie à grande vitesse. MARCOUSSIS 2 n’est pas une option : c’est une urgence nationale.

À l’ensemble des acteurs politiques, aux Ivoiriens de toutes origines, et à la communauté internationale, j’adresse cet appel solennel à la responsabilité, au sursaut et à l’action.

Il est encore temps d’éviter le pire. Mais ce temps est compté.

À bon entendeur, salut.

Arsène KOUASSI

Citoyen Ivoirien


En savoir plus sur AFRICANEWSQUICK

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur AFRICANEWSQUICK

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture