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Le PDCI-RDA est à ce jour à la croisée des chemins. De 63 députés en 2021, le PDCI-RDA qui aura été indéboulonnable n’en a conservé que 32 à l’issue des législatives de 2025. Plusieurs figures et bastions historiques ont également été battus, notamment à Marcory, Yopougon, Yamoussoukro,. Bouaké commune et Sous-préfecture, Sous-préfecture, pour ne.citet que ceux là, et dans plusieurs localités de l’Ouest. Une situation qui dépasse donc la simple question des résultats.

Pour biens d'observateurs de la vie politique en Côte d'Ivoire et surtout pour la masse militante du PDCI-RDA, comme laissent entrevoir les bruits de couloir dans biens de délégations dudit parti du pays, la situation est d'autant plus préoccupante. Mieux, elle interroge la capacité du parti à maintenir son ancrage territorial et à parler à sa propre base.

Et c’est précisément sur cette fracture que Marchal Balou semble vouloir travailler à l'effet de reconstituer le tissu et restaurer la confiance entre la base et la haute direction du PDCI-RDA.Président du REM-PDCI, celui qui aura été l'un des lieutenants du plébiscite de Tidjane Thiam à la tête du plus vieux parti, estime que le problème n’est pas seulement électoral. Il est aussi humain, organisationnel et politique. « On ne reconquiert pas la confiance des Ivoiriens en s’éloignant de ses propres militants », a-t-il lancé à Daoukro. Pour REM PDCI, avant de vouloir reconquérir le pays, le PDCI doit d’abord retrouver le chemin de ses militants.

L’appel de Marchal Balou est ses compagnons du REM est sans ambiguïté : rapprocher la direction conduite par Tidjane Thiam de la base, écouter les frustrations, accepter la contradiction et organiser le débat interne. « L’unité ne se décrète pas : elle se construit », a insisté Marchal Balou. Il propose ainsi des cadres régionaux de discussion et un conclave de haut niveau pour permettre aux différentes sensibilités du parti de se parler et de rechercher des solutions.

Derrière cette démarche se dessine une conviction forte : le débat interne ne doit plus être perçu comme une menace contre l’autorité de la direction. « Un militant qui pose une question n’est pas nécessairement un ennemi », a-t-il martelé.

Le REM-PDCI veut donc provoquer une symbiose entre la direction et la base. Car sans militants écoutés, considérés et remobilisés, l’histoire du PDCI, aussi prestigieuse soit-elle, ne suffira pas à reconquérir les territoires perdus.

Depuis la ville natale de feu le Sphinx de Daoukro, Marchal Balou a envoyé un message fort à la direction du PDCI-RDA. A savoir que le redressement du PDCI ne se fera pas seulement depuis les bureaux. Il devra partir du terrain, de la base et du rétablissement de la confiance. « Préparons ce débat plutôt que de le craindre », a-t-il lancé.

Reste à avoir si cet appel sera entendu par la haute direction du parti, dont on sait avait, interdit formellement cette activité du REM PDCI du 10 octobre dernier à Daoukro.

Jean Claude KOUDOU

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