
Chronique Santé/Alzheimer: L'âge est le principal facteur, mais il n'est pas la cause directe de la maladie
La maladie d’Alzheimer est-elle une conséquence normale du vieillissement ? Non, la maladie d’Alzheimer ne fait pas partie du vieillissement normal. Avec l’âge, il est courant d’avoir quelques oublis occasionnels, mais ceux-ci n’empêchent généralement pas de vivre de façon autonome.Les difficultés sont souvent occasionnelles et ne perturbent pas fortement la vie quotidienne. L’Alzheimer est une maladie neurodégénérative progressive : elle endommage les neurones et entraîne une détérioration durable de la mémoire, du raisonnement, du langage, de l’orientation et, progressivement, de l’autonomie. Vieillir augmente le risque de développer la maladie d’Alzheimer parce qu’avec le temps, le cerveau devient plus vulnérable : - les neurones se réparent moins efficacement ; - les mécanismes d’élimination des déchets fonctionnent moins bien, ce qui peut favoriser l’accumulation de bêta-amyloïde et de protéine tau ; - l’inflammation et le stress oxydatif augmentent ; - les vaisseaux sanguins peuvent être fragilisés, réduisant l’apport d’oxygène et de nutriments au cerveau ; - les effets de différents facteurs de risque — hypertension, diabète, tabagisme, inactivité physique, perte auditive, isolement social, etc. — s’accumulent tout au long de la vie. L’âge est donc le principal facteur de risque connu , mais il n’est pas la cause directe de la maladie. Beaucoup de personnes très âgées n’ontpasla maladie d’Alzheimer, tandis que certaines personnes plus jeunes peuvent en être atteintes. Vieillissement normal ou maladie d’Alzheimer : quelles différences ? Domaine Vieillissement normal Maladie d’Alzheimer Définition Évolution naturelle et progressive de l’organisme. Certaines capacités peuvent ralentir, sans perte importante d’autonomie. Maladie neurodégénérative progressive qui endommage les cellules du cerveau et affecte progressivement les capacités cognitives et l’autonomie. Planification et prise de décision Besoin de plus de temps pour organiser une activité ou prendre une décision, mais la tâche reste réalisable. Difficultés répétées à planifier, résoudre un problème, gérer ses finances ou accomplir des tâches auparavant familières. Mémoire et apprentissage Oublis occasionnels, comme un nom ou un rendez-vous, dont on se souvient généralement plus tard. L’apprentissage reste possible, parfois plus lentement. Oubli fréquent d’informations récentes, répétition des mêmes questions et difficulté à retenir de nouvelles informations, même avec des rappels. Orientation Hésitation ponctuelle sur la date ou recherche momentanée de son chemin, puis capacité à se repérer. Confusion concernant le temps ou le lieu, difficulté à reconnaître un endroit familier ou à retrouver son chemin. Humeur et comportement Changements passagers liés à la fatigue, au stress ou à certaines situations, sans transformation profonde de la personnalité. Changements inhabituels et persistants : anxiété, irritabilité, méfiance, apathie, retrait social ou comportements inappropriés. Langage Difficulté occasionnelle à trouver un mot, retrouvé généralement après un moment. Difficultés fréquentes à trouver les mots, à suivre une conversation, à nommer des objets ou à s’exprimer clairement. À retenir : Vieillir rend le cerveau plus vulnérable ce qui augmente le risque de développer la maladie d’Alzheimer, mais vieillir ne signifie pas nécessairement développer la maladie. La maladie d’Alzheimer n’est jamais une conséquence normale ou inévitable de l’âge. 14 Facteurs de risque de la démence : #1 l’inactivité physique #2 le tabagisme Le tabagisme augmente considérablement le risque de développer une démence car il expose le cerveau à des substances toxiques qui, au fil du temps : - endommagent et rétrécissent les vaisseaux sanguins ; - réduisent l’apport d’oxygène au cerveau ; - augmentent le risque d’accident vasculaire cérébral ; - favorisent l’inflammation et le stress oxydatif, susceptibles d’endommager les neurones ; - aggravent d’autres facteurs de risque, notamment l’hypertension et les maladies cardiovasculaires. Ces atteintes répétées fragilisent le cerveau et augmentent le risque de déclin cognitif, de démence vasculaire et de maladie d’Alzheimer. Fumer ne signifie pas qu’une personne développera nécessairement la maladie d’Alzheimer, mais cela augmente son risque. Arrêter de fumer, même après plusieurs années, protège les vaisseaux sanguins et contribue à préserver la santé cérébrale. Le tabagisme est donc particulièrement important en prévention, car il s’agit d’un facteur de risque modifiable, à l’instar de l’inactivité physique. L’âge, par contre, est un facteur de risque non modifiable. Demain, nous aborderons la question des oublis : oublis ordinaires ou signes préoccupants ? Quand faut-il s’inquiéter ?Nous présenterons un autre facteur de la maladie d’Alzheimer : #3 la consommation excessive d’alcool. Pour plus d’informations, suivez les pages La Maison de nos Parents sur Facebook et Instagram : @alzheimerciv La Maison de nos Parents.























