


Construction et gestion des parcs industriels: La Chine montre la voie à la Côte d’Ivoire
Une délégation ivoirienne a pris part un séminaire de formation sur la gestion de la construction des parcs industriels en Côte d’Ivoire. Organisée par le ministère du Commerce de la République populaire de Chine et l’Université des Sciences et Technologie de Suzhou (Suzhou University of Science and Technology - SUST)), cette session d’immersion s’est déroulée du 17 septembre au 30 octobre 2026 dans la ville industrielle de Suzhou, dans la province du Jiangsu. Durant donc une quinzaine de jours, 29 apprenants de l’Administration, de structures sous tutelle et société d’Etat ont été instruits sur le processus et les mécanismes de construction et de gestion qui ont fait des parcs industriels chinois des réussites de performances et de renommée internationale. A l’instar de ses pairs enseignants qui ont animé cette session de formation, Dr Min Zhou, a indiqué que la réussite des parcs industriels chinois découle, essentiellement, d’une bonne « lecture centrée sur la planification, la construction, le développement et les pratiques spatiales », c’est-à-dire « comment la construction est organisée, comment la gestion fonctionne et comment les expériences se concrétisent ». Pour la professeure associée à l’Université des Sciences et Technologies de Suzhou, la réussite du parc industriel « relève d’une interaction durable entre service académique au territoire et retour de la pratique vers la discipline » avec « trois urbanistes formant une chaîne "professeur-enseignant associé-ancien étudiant", montrant l’implication continue de la SUST dans la planification, la construction et la gestion du parc ». Toujours selon elle, l’apport central de la période Shi Kuang (premier urbaniste en chef qui a établit le schéma initial du parc) « est d’avoir transformé l’aménagement foncier en construction structurée, normée et ordonnée d’un nouveau quartier moderne ». La période Yang Xiaomin, elle « marque le passage d’un espace productif à un espace habitable, d’un développement industrialisé à un espace urbain intégré » quand celle de « Yin Huili montre que la planification d’un parc mature passe de l’extension à la restructuration et à l’organisation du futur ». L’urbaniste nationale et rurale certifiée n’a pas manqué d’insister sur le parallèle entre la gestion souveraine et le développement. « Le pouvoir administratif du parc est détenue par la partie chinoise, et le comité de gestion représente le gouvernement local pour la planification, la construction, la gestion, les services et les affaires publiques. Cela garantit que la construction du parc reste toujours dans le cadre du système juridique chinois et des objectifs de développement local ». Et d’ajouter que « le gouvernement est responsable des règles, de l'ordre et de l'intérêt public, tandis que les entreprises de développement se chargent de la construction, de l'attraction des investissements et de l'exploitation. Il ne s'agit pas de remplacer l'un par l'autre, mais de former une synergie sur la base de limites claires. C'est une caractéristique importante qui distingue les parcs de développement des méthodes traditionnelles où le gouvernement assume seul toutes les responsabilités ». En claire, le cœur du modèle n’est pas la simple coentreprise, mais une division claire entre gestion souveraine et développement de marché avec une plateforme de coopération fournissant la base institutionnelle, un mécanisme de développement qui fournit la capacité de mise en œuvre et l’objectif urbain qui donne l’orientation à long terme. « La construction du parc doit d'abord déterminer les relations entre l'industrie, le logement, le commerce, les services publics, les espaces verts écologiques et le système de transport. Sans une structure fonctionnelle globale, le projet sera entraîné par des opportunités à court terme et il sera difficile de former un ordre urbain complet par la suite », a-t-elle expliqué avant de dire qu’il faut d’abord créer les conditions pour réduire les coûts des entreprises. « Lorsque les entreprises entrent dans une zone industrielle, elles ne se préoccupent pas seulement du prix des terrains, mais aussi de la disponibilité des routes, de l'eau, de l'électricité, des égouts, des communications et des conditions de construction... Des infrastructures déjà construites ou essentiellement prêtes répondent mieux que les promesses de planification aux attentes des investisseurs. Des routes, des réseaux et des installations publiques de haute qualité constituent en elles-mêmes une image importante pour attirer des investissements dans le parc ». En somme, Dr Min Zhou conseille de « construire avec ordre, selon des standards élevés et pour le long terme » car « la compétitivité d'un parc moderne dépend non seulement du niveau de construction, mais aussi de la planification et du contrôle, des services aux entreprises, de la gouvernance écologique, des services publics et de la capacité d'organisation industrielle ». TRETA Zoumana


























