Alors qu’ils s’attendaient à des propositions d’actions concrètes de la direction générale de l’INFAS lors de la conférence de presse du mardi 26 mai 2026, les agents de santé réunis au sein du Syndicat Ivoirien des Infirmiers, Sage-femmes et Maïeuticiens (SYNIISFM) ont réagi ce mercredi 27 Mai. Une sortie dans laquelle, le syndicat se dit offusqué de constater que les réponses apportées restent, selon lui, de simples promesses.

« Nous avons lu avec attention sur les réseaux le compte rendu de la conférence de presse organisée par la Direction générale de l’INFAS avec la présence de l’Inspection Générale de la Santé (IGS) et leurs partenaires. Cette rencontre évoque les cas de la bourse d’études des étudiants et celui du processus du pré-emploi.

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Alors que nous étions dans l’attente de propositions d’actions immédiates, comme l’activation dans les heures suivantes de la distribution de la bourse des étudiants dont les banques n’ont pas réagi depuis notre rencontre avec l’IGS, nous faisons face à des promesses habituelles et expéditives », déplorent les membres du SYNIISFM.

Bien plus, le syndicat affirme souhaiter sincèrement que les étudiants de l’INFAS bénéficient d’« une formation adéquate et dans des normes plus humanistes », afin que les centres de santé du pays soient animés par « des agents joyeux, épanouis et sensibles à la cause des populations ».

Dans cette dynamique, le SYNIISFM rappelle plusieurs attentes majeures concernant les étudiants des filières infirmiers et auxiliaires bénéficiaires de la bourse d’études. Le syndicat réclame notamment une distribution régulière et équitable des bourses par voie bancaire, ainsi que la mise à disposition de matériels didactiques homologués à des prix raisonnables dans toutes les antennes de l’INFAS.

Le syndicat dénonce, par ailleurs, diverses pressions exercées sur les étudiants à travers certaines banques, évoquant des épargnes obligatoires de 50 000 FCFA non reversées, des assurances et caisses santé jugées inefficaces, ainsi que des prélèvements qualifiés « d’erreurs » de 15 000 FCFA qui, selon lui, ne sont jamais remboursés aux étudiants jusqu’à leur sortie de l’établissement.

Qui plus est, le SYNIISFM appelle à mettre fin aux intimidations exercées contre des étudiants par le biais d’autres étudiants ou d’encadreurs dans certaines antennes. « Plusieurs de vos étudiants sont clients des services de santé mentale, alors qu’ils doivent sortir de cette école pour le suivi des populations malades et non être une menace pour celles-ci », soutient le syndicat.

Concernant le dossier du pré-emploi, le SYNIISFM évoque également « trop d’injustices ». Le syndicat affirme que certains stagiaires n’ayant pas participé aux stages auraient néanmoins perçu des primes mensuelles, contrairement à d’autres étudiants plus assidus, en raison de relations privilégiées avec certains contrôleurs.

Aussi, le syndicat a-t-il voulu faire savoir à la direction générale de l’INFAS, qu’en dépit des affirmations de l’AFD France selon lesquelles les primes auraient été versées chaque mois, de nombreux étudiants réguliers en stage demeurent en souffrance. Avec, à ce jour, des impayés de prime allant de quatre à huit mois pour des étudiants, dont une majorité se trouve affectée dans des zones éloignées du pays, et qui doivent faire face à des charges financières imprévues.

Dans la foulée, les membres du syndicat, pour qui  l’année 2026 doit sonner la fin du calvaire des étudiants de l’INFAS en côte d’ivoire, disent espérer que les mesures annoncées par la direction générale lors de la conférence du 26 Mai dernier, porteront du fruit, dans les semaines à venir.

Jean Claude KOUDOU