L'ESSENTIEL EN 3 POINTS
- Tout prélèvement d'eau brute dans le domaine public hydraulique en terre ivoirienne par des entreprises dans le cadre de leurs activités doit faire l'objet...
- Sujet d'actualité majeur décrypté par notre rédaction.
- Analyse des retombées et perspectives pour les acteurs concernés.


Tout prélèvement d'eau brute dans le domaine public hydraulique en terre ivoirienne par des entreprises dans le cadre de leurs activités doit faire l'objet d'autorisation préalable. C'est du moins, ce qu'on apprend d'un communiqué du ministère des Eaux et Forêts en date du 16 juin 2026.
Le communiqué vise les opérateurs économiques qui prélèvent directement de l'eau dans les fleuves, rivières, lacs, lagunes, marigots ou toute autre ressource relevant du domaine public hydraulique. Sont également concernés les promoteurs réalisant des aménagements ou des ouvrages hydrauliques dans le cadre de leurs activités.
Les entreprises et porteurs de projets concernés disposent désormais d'un délai de trois mois pour régulariser leur situation, sous peine de sanctions.

Bien plus, le ministère rappelle qu'aucune entreprise ne peut entreprendre de tels prélèvements ou réaliser certains ouvrages sans avoir obtenu, au préalable, une autorisation ou effectué une déclaration conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.
Pour les nouveaux investisseurs, precise la note ministérielle, cette exigence devra être intégrée dès la phase de conception et de mise en œuvre des projets afin d'éviter tout blocage administratif.
Par ailleurs, le ministère des Eaux et Forêts prévient qu'à l'expiration du délai accordé, les contrevenants s'exposent à des mesures administratives, notamment l'arrêt immédiat des travaux ou des activités concernées. À ces mesures pourront s'ajouter les sanctions prévues par les textes en vigueur ainsi que d'éventuelles poursuites judiciaires.
À travers ce rappel, les autorités entendent renforcer la protection et la gestion durable des ressources naturelles en eau. Le message adressé aux opérateurs économiques est sans équivoque : toute activité impliquant l'utilisation des ressources hydrauliques du domaine public devra désormais être menée dans le strict respect des procédures administratives et des dispositions légales.
Jean Claude KOUDOU
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