Du lundi 11 au jeudi 14 août dernier, sous la houlette de la Direction des Orientations et des Bourses (DOB), les acteurs du système scolaire étaient réunis dans la capitale ivoirienne, Yamoussoukro, pour passer au crible le nouvel outil de suivi des élèves, DOB Connect.
Mis en place avec le soutien de la Banque mondiale, à travers le Projet d’Amélioration de la Gouvernance pour la Délivrance des Services de base aux citoyens (PAGDS), cet outil a vocation de freiner le phénomène de décrochage des élèves de l’enseignement secondaire général.




M. Segali Stéphane Yéwé, Directeur des orientations et des bourses (DOB), au terme des travaux s’est satisfait des résultats encourageants. « DOB Connect, comme nous le disons, est une plateforme qui vise au suivi et à l'encadrement rapproché des élèves. Pourquoi ? Il est, j'allais dire, connu de tous que de nombreux élèves de notre système éducatif malheureusement en sortent sans toutefois avoir obtenu ne serait-ce qu'un seul diplôme. Madame la ministre de l'éducation nationale et de l'alphabétisation qui, dans sa politique, vise donc à améliorer les résultats scolaires, à rendre notre système beaucoup plus performant, a donc décidé de mettre cet outil à la disposition de toute la communauté éducative, surtout pour ce suivi rapproché de nos élèves… », a-t-il fait connaitre l’intérêt d’un tel outil avant de relever « Voyez-vous, c'est une plateforme, je dirais, interactive qui permet donc aux inspecteurs d'orientation en établissement de suivre au quotidien le travail scolaire des élèves et apporter au mieux les solutions idoines. Mais au-delà des inspecteurs d'orientation, c'est toute l'équipe éducative de l'établissement, le proviseur, les enseignants, les inspecteurs d'éducation…, chaque acteur a donc un profil sur cette plateforme qui lui permet effectivement d'apprécier au jour le jour les résultats des élèves. Alors, quand nous sommes dans un état comme celui de la Côte d'Ivoire qui se veut moderne, naturellement, une plateforme comme celle-là, qui épouse l'ère de la digitalisation, se devait donc d'être créée pour répondre aux besoins de la communauté éducative. »
Pour ce qui est du bilan de la phase expérimentale, M le DOB a indiqué « Il faut noter que pour la phase pilote dont le bilan vient d’être fait, la phase expérimentale, s'est faite dans 21 Drena et 299 cellules de prévention, de lutte contre les décochages scolaires qui ont été mises sur pied. Nous notons au sortir de ce bilan qu’il y a quelques insuffisances que nous avons observées, notamment sur la maîtrise même de l'outil par les acteurs. D'autres insuffisances font référence au problème lié à la connectivité, donc problème d'Internet qui a été maintes fois relevé… », a-t-il fait noter avant de revenir sur les forces qui ont été enregistrées « Les forces sont notables. Nous avons donc l'outil en lui-même qui, véritablement, a permis de suivre un bon nombre d'élèves. Nous avons donc observé que plus de 80% des élèves qui ont été suivis ont été rattrapés. Et ça, c'est un aspect édifiant qui nous encourage à aller vers la généralisation. »




Pour la rentrée scolaire 2025-2026 qui ouvrira ses portes dans moins de trois semaines, M Stéphane Yéwé Segali de lancer cet appel à l’endroit des apprenants « Le message que je veux lancer est d'abord à l'endroit de nos jeunes élèves. Dans trois semaines, ce sera la rentrée des classes. Les vacances vont donc s'achever. Il y a un temps pour le jeu, mais il y a également un temps pour les études. Nous leur demandons donc de s'apprêter pour cette rentrée scolaire de sorte que pour l'année 2025-2026, ils répondent véritablement aux besoins et aux souhaits de leurs parents. Des enfants assidus, des enfants ponctuels, des enfants qui sont conscients de l'enjeu, j'allais dire, du système éducatif ivoirien. C'est un appel que nous leur lançons à beaucoup plus d'engagement dans le travail, car comme le dirait l'autre, seul le travail paie. »
Notons qu’à l’ouverture des travaux, Mme Anastasie Kakou Sepou, directrice de cabinet adjointe, représentant la ministre Mariatou Koné, a salué cette belle initiative qui permettra en temps réel « une identification rapide des élèves en difficulté grâce à l’administration en ligne du test LYCAM (Le Lycée, ça m’intéresse), suivi d’une planification individualisée de leur accompagnement et d’un suivi régulier de leurs progrès scolaires. »
Quant à M. Akrou Bertin, coordonnateur adjoint du PAGDS, il a salué les avancées majeures du ministère, qui bénéficie de l’accompagnement financier dudit projet.
Ange Nicaelle LYRANE





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