Quand L'ex-deputé Simon Doho confirme que mr Tidjane Thiam ne figurait effectivement sur les listes du BP de 2002 à 2023...
Nous avons pris connaissance des propos tenus par Monsieur Doh Simon au sujet du Président Henri Konan Bédié. Ces déclarations, par leur portée et les insinuations qu’elles comportent, appellent une mise au point claire.
Nous refusons que la mémoire d’un homme d’État de la dimension du Président Bédié soit convoquée à chaque fois pour servir de justification à des récits politiques que rien ne vient sérieusement étayer.
Monsieur Doh Simon doit faire preuve de mesure. Une année de collaboration avec le Président Bédié ne saurait lui conférer le statut de dépositaire exclusif de sa pensée, de ses confidences et de ses intentions politiques. Le Président Bédié a consacré plusieurs décennies de sa vie au PDCI-RDA et à la Côte d’Ivoire. Des hommes et des femmes l’ont accompagné pendant de nombreuses années et sont, eux aussi, dépositaires d’une partie de cette histoire. Il est donc pour le moins surprenant de voir certains témoignages présentés aujourd’hui comme des vérités définitives.
Monsieur Doh Simon évoque notamment l’existence d’une prétendue « liste secrète » sur laquelle aurait figuré Monsieur Tidjane Thiam. Nous lui demandons simplement de produire cette liste. Des proches collaborateurs du Président Bédié, qui l’ont accompagné pendant de longues années, le mettent au défi de montrer ce document. Où est-il ? Qui l’a établi ? À quelle date ? Dans quelles circonstances ? Qui peut en garantir l’authenticité ? Lorsqu’une affirmation est aussi grave, elle doit être accompagnée de preuves.
Nous ne pouvons accepter que l’on fasse parler le Président Bédié alors qu’il n’est plus là pour confirmer ou démentir ce qui lui est attribué. La mémoire d’un homme disparu ne doit pas devenir un terrain de règlement de comptes politiques. Si Monsieur Doh Simon possède des documents, qu’il les produise. S’il dispose de preuves, qu’il les rende publiques. Mais s’il ne peut rien produire, il devrait avoir la sagesse de mesurer ses propos.
Nous estimons également que celui qui entend revisiter l’histoire du PDCI-RDA doit accepter que son propre parcours soit regardé avec la même exigence. La gouvernance de Monsieur Doh Simon à la tête du groupe parlementaire PDCI-RDA a laissé un goût amer chez de nombreux militants et suscité de nombreuses interrogations sur son fonctionnement et sa gestion. Les accusations de pratiques irrégulières et de malversations qui ont été évoquées à cette période méritent, elles aussi, des explications claires et responsables.
La transparence ne peut pas être exigée des autres tout en refusant de rendre compte de sa propre gestion. Celui qui ouvre le livre de l’histoire doit accepter que toutes les pages soient lues, y compris celles qui le concernent.
Notre position est donc sans ambiguïté : nous demandons à Monsieur Doh Simon de laisser le Président Henri Konan Bédié reposer en paix. Son nom ne doit pas être utilisé comme une arme politique, encore moins comme une caution à des affirmations qui ne seraient accompagnées d’aucune preuve.
Le Président Bédié appartient désormais à l’Histoire. Son héritage politique mérite mieux que des récits invérifiables, des insinuations et des querelles posthumes. Que ceux qui parlent au nom de Bédié apportent des preuves ; que ceux qui n’en ont pas aient la décence de garder le silence.
La mémoire du Président Henri Konan Bédié n’est pas un fonds de commerce politique. Elle appartient à l’Histoire et doit être traitée avec respect, dignité et vérité.
La troisième voix pour la sauvegarde du PDCI-RDA
🔐 Usage personnel uniquement · © Africanewsquick — reproduction interdite







Espace Discussion Réservé aux Abonnés Premium
Participez aux analyses de notre communauté de lecteurs. Cet espace est exclusivement accessible aux abonnés de l'offre Premium d'Africanewsquick.
Déjà abonné ? Se connecter