Yamoussoukro le 21 octobre 2026 – Le Sénat de Côte d'Ivoire franchit une nouvelle étape dans sa modernisation. Après l’adoption de son ordre du jour pour la période allant du 19 octobre au 21 décembre 2026 prochain, hier mardi 20 octobre, les Sénateurs ont bénéficié d’une formation sur la digitalisation des procédures législatives. Ils ont été invités à s'approprier pleinement les outils numériques mis en place dans le cadre du projet e-Sénat, porté par la présidente de l'institution, Kandia Camara Kamissoko.

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Cette initiative s'inscrit dans la volonté clairement exprimée par la présidente du Sénat depuis le 28 janvier dernier de faire de la transformation numérique un axe majeur du développement et de la modernisation de l'administration parlementaire. Ce séminaire à caractère pratique vise notamment la prise en main des tablettes numériques et de la plateforme e-Sénat par les parlementaires.

Ouvrant les travaux, Kandia Camara Kamissoko s'est félicitée de la forte mobilisation des sénateurs, après le premier atelier de formation organisé les 13 et 14 octobre 2026. Pour elle, cet engagement traduit l'intérêt grandissant des élus pour la modernisation des méthodes de travail au sein de la Chambre haute « La transformation numérique constitue aujourd'hui un enjeu majeur pour le fonctionnement des institutions publiques. Elle transforme nos méthodes de travail, facilite l'accès à l'information et contribue à améliorer la qualité du service public », a-t-elle souligné rappelant avoir réaffirmé, lors de l'ouverture de la deuxième session ordinaire de l'institution le 12 octobre dernier, « son ambition de faire du numérique un levier essentiel du développement du Sénat à travers la mise en œuvre du projet e-Sénat. »

UN PARLEMENT PLUS EFFICACE ET PLUS ECOLOGIQUE

Justifiant la nécessité de cette mutation technologique, Kandia Camara a expliqué que « la digitalisation répond à plusieurs impératifs : il s'agit notamment de moderniser le fonctionnement du Sénat, de simplifier les procédures administratives et législatives, de fluidifier la circulation de l'information et d'améliorer l'efficacité du travail parlementaire. » « La transition numérique permettra également d'assurer une meilleure conservation des documents et une traçabilité renforcée des actes produits par l'institution. »

Au-delà de ces avantages organisationnels, la présidente y voit également une démarche responsable en faveur de la préservation de l'environnement « Digitaliser le Sénat, c'est également assumer une responsabilité majeure à l'égard des générations à venir, dans une perspective écologique, en veillant à réduire autant que possible l'utilisation du papier », a-t-elle affirmé.

AU-DELA DES EQUIPEMENTS, UN CHANGEMENT DE CULTURE

Toutefois, la présidente du Sénat a tenu à préciser que la réussite de cette transformation ne dépend pas uniquement des investissements technologiques.

Selon elle, la digitalisation implique avant tout une évolution des pratiques professionnelles et une appropriation effective des outils numériques par l'ensemble des acteurs de l'institution. C'est tout le sens de cette session de formation, destinée à permettre aux sénateurs de maîtriser les différentes solutions déployées dans le cadre du projet e-Sénat. « Parmi celles-ci figurent notamment les applications relatives à la gestion du courrier, à la gestion des amendements, au vote électronique, à la mémoire du Sénat ainsi qu'aux espaces numériques dédiés aux parlementaires… », a-t-elle relevé

Pour garantir le succès de cette révolution numérique, un accompagnement personnalisé et continu est également prévu afin de faciliter l'utilisation quotidienne de ces nouveaux outils.

S'adressant directement à ses collègues, la patronne de la Chambre haute du Parlement, les a exhortés à faire preuve d'assiduité et d'engagement tout au long de cette formation « Votre pleine appropriation de ces solutions digitales est la condition indispensable au succès de notre transformation numérique », a-t-elle insisté, se disant convaincue de pouvoir compter sur l'implication personnelle de chaque sénateur.

À travers ce séminaire, le Sénat ivoirien confirme ainsi sa volonté de s'inscrire résolument dans l'ère numérique. Une ambition qui traduit la vision de sa présidente de bâtir une institution moderne, efficace et connectée, capable de répondre aux exigences d'une gouvernance publique de plus en plus digitalisée.

A.N. LYRANE

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