Sur instruction du président de la FITKD, Maître Jean-Marc YACÉ, une délégation fédérale de sept (7) membres s'est rendue au cabinet de M. Adjé Silas METCH, Ministre des Sports, afin d'apporter sa part de vérité concernant les griefs portés à l'encontre de l'Assemblée Générale du 28 décembre 2025.

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Premier couac, à son arrivée, la délégation s'est vue dire par M. Abissa Kouamé Hervé, directeur de cabinet adjoint (DCA) Ministre, par ailleurs responsable juridique, qu'il n'avait pas été informé de la tenue de cette rencontre, se déclarant de ce fait dans l'incapacité de recevoir la délégation. La délégation a donc décidé se retirer purement et simplement, quand, à ce moment précis l’information de leur présence parvient au ministre qui fit savoir qu’il était disposé à recevoir personnellement la délégation.

Devant le Ministre, accompagné de ses proches collaborateurs, la délégation a pu exposer l'objet de sa démarche.

Le Ministre a déclaré qu'il a adopté une "posture de neutralité" et a dit ne pas vouloir s'immiscer, outre mesure, dans la crise qui secoue le Taekwondo. Il a par ailleurs souhaité que les parties en présence privilégient un règlement en famille, par compromis, plutôt que la voie judiciaire. Il a mis en garde contre la tentation de « se cacher derrière les statuts pour espérer prospérer », en référence à des cas précédents dans d'autres disciplines.

Maître Soumahoro Ibrahima, membre de la délégation a fait remarquer que la rencontre sollicitée avec les responsables juridiques du Ministère visait à échanger, point par point, sur les différents griefs formulés à l'encontre de la Fédération. L'objectif étant de permettre au Ministre de disposer d'éléments de réponse factuels et documentés avant son tête-à-tête prévu avec le président Jean-Marc YACÉ.

Cette proposition, methode de travail technique, de nature à donner une autre tournure au dossier si le Ministre veut bien en tenir compte, a été appréciée par le Ministre. Séance tenante donc, il a instruit M. Abissa Konan de bien vouloir aménager, dans son agenda, une passerelle horaire pour que cette séance de clarification puisse effectivement se tenir dans les meilleurs délais. C’est sur cette note de satisfaction partielle d'avoir pu être entendue au plus haut niveau et d'avoir obtenu l'accord de principe pour une séance de travail juridique approfondie, que la délégation s'est retirée.

La rencontre était donc l’illustration de la totale disponibilité de la FITKD à collaborer avec la tutelle dans un esprit de transparence et demeure convaincue que seule la vérité des faits permettra un règlement durable et équitable de la situation.

Puis, rebondissement spectaculaire : Le 30 septembre 2026, le directeur de cabinet adjoint, M. Abissa qui rencontrait encore la délégation de la FITKD qui était venue échanger en toute franchise pour la levée de la décision ministérielle qui ordonne la reprise de l'Assemblée Générale Ordinaire du 28 décembre 2025. Il n’a laissé planer aucun doute sur la ligne de la tutelle. « La décision d'un ministre est souveraine.», a-t-il, tranché net. Pourtant, pendant deux heures, les fédéraux ont répondu, point par point, preuves à l'appui aux questions soulevées. Convocation de l'AG, ordre du jour, vote par acclamation... L’exposé était méthodique, documenté. Malgré cela, le DCA est resté de marbre, arc-bouté sur sa position de défenseur de la décision ministérielle, qui fait la part belle aux frondeurs.

Pour lui, le ministère a le devoir d'intervenir quand la paix est menacée. « La décision ne viserait pas à détruire la FITKD, mais à ramener la cohésion, sur le modèle de ce qui a été fait dans la boxe ».

Mais, contradiction relevée par des juristes-maison: la décision du ministre serait « souveraine », donc non discutable en interne, mais resterait « attaquable judiciairement ».

Puisque les fédérations fonctionnent comme des associations privées, sur la stricte base de leurs textes. La FITKD, elle, n'a pas varié dans le respect de l'autorité, elle a rappelé une règle fondamentale du droit associatif. Selon les textes en vigueur, un ministre n'a pas compétence pour annuler une Assemblée Générale, organe souverain.

Le DCA a « recommandé » à la FITKD d'élaborer un chronogramme d'exécution de la décision de reprise de l'AG. En clair : exécutez ou ce sera considéré comme une défiance. Avec, en filigrane, la menace suprême : la perte de l'agrément fédéral.

Ce qui vaudrait aux yeux de beaucoup, une menace voilée.

Faudra-t-il désormais piétiner les statuts et bafouer la souveraineté de l'Assemblée Générale chaque fois que deux mécontents « taperont dans la casserole » ?

Pour sa part, la FITKD dit rester dans une posture républicaine : dialogue, transparence, respect des institutions. Mais elle prévient : elle défendra fermement la légalité et le droit inaliénable de l'Assemblée Générale….

GRO avec SERCOM

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