Sécurisation des terres, identification et cohésion sociale ont été au cœur des festivités de la 4e édition du YADJASSO Festival, organisée du 5 au 8 août à Ouaouakro, village de la commune de Toumodi.


La Mutuelle de développement de Ouaouakro (Mudo) a mobilisé filles et fils du village autour d’activités aussi bien ludiques qu’intellectuelles. Sports, opération de salubrité « coup de balai », mini veillée de prière, concours culinaires, danses traditionnelles (Goly et Klin Kpli) et jeux ancestraux ont rythmé ces journées. Les plus âgés y ont retrouvé des souvenirs, tandis que les jeunes ont découvert la richesse des pas et symboles de ces danses.
Autour du thème central « Les terres de Ouaouakro à préserver pour les générations futures », une table ronde a permis d’échanger sur la préservation des terres et de l’environnement. Son Excellence Koffi Jean Armand, Président de la Chambre des Experts Européens pour le Commerce et l’Industrie (CEECI-UE), a présenté l’Action de Développement Communal et Rural (ADCR). Il a insisté sur l’importance de l’identification des populations, condition d’un développement planifié et participatif.


Face aux médias, Koffi N’Gbin Denis, Président de la Mudo, a expliqué le sens du festival : « Cette année, nous avons décidé d’organiser le festival pour promouvoir la culture de Ouaouakro et permettre aux générations futures de connaître les danses créées et transmises par nos parents. Aujourd’hui, c’est l’occasion de ressusciter ces danses et de faire de la culture un levier de développement. »
Sur le choix du thème, il a ajouté : « La préservation de nos terres est essentielle pour les générations futures. Nous nous sommes accordés avec la chefferie pour donner une place à la non-vente de notre patrimoine. Le YADJASSO Festival vise à créer la cohésion entre les fils et filles de Ouaouakro. » Il a exprimé sa gratitude au Conseil Régional du Bélier, à la municipalité de Toumodi et aux bienfaiteurs qui soutiennent l’initiative.
Les femmes et les jeunes, par les voix de Kouakou Amenan Yvonne et Konan Enock, ont salué cette démarche et souhaité sa pérennisation.
Diop Saïdou, Expert de la Banque mondiale et fils du village, a livré ses impressions : « Ce sont des sentiments de gratitude, de joie et de retrouvailles qui m’animent. Ce festival permet de partager les valeurs ancestrales avec les jeunes et de les transmettre aux générations futures. C’est un moment de cohésion, de paix, de fraternité et de solidarité. » Il a réaffirmé son engagement à accompagner la croissance de l’événement « Comme vous pouvez le constater, tout le monde est heureux. Les jeunes, les vieux, les mamans, les enfants. Nous avons tout mis en œuvre pour que cela soit un succès et nous allons continuer à renforcer davantage notre soutien à notre village pour que les festivals futurs soient encore avec plus de succès… », s’est-il engagé avant de lancer un message « de cohésion, de paix, de retrouvailles, de fraternité, de solidarité et surtout de transmission des valeurs culturelles de notre territoire. »
Honoré Kouamé, Expert-comptable, a, pour sa part, insisté sur la sacralité des terres : « Si nos ancêtres avaient vendu la terre, elle ne serait pas là aujourd’hui. Nous encourageons à la valoriser plutôt qu’à la céder. Nous soutenons la jeunesse et les femmes par des projets de développement, en cohérence avec le Plan national 2026-2030 du président Alassane Ouattara. »
La 4e édition du YADJASSO Festival a confirmé son rôle de catalyseur de cohésion sociale et de valorisation culturelle. Entre traditions ressuscitées, sensibilisation au foncier et engagement citoyen, Ouaouakro s’inscrit dans une dynamique de développement durable et solidaire.
A.N. LYRANE
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