Le ministère de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’apprentissage, conduit par Dr Koffi N’guessan, entend redorer le blason de cet ordre d’enseignement, peu valorisé. Et ce, dans l’optique de prendre toute sa part dans les questions de chômage et de l’employabilité des jeunes.
Pour atteindre cet objectif noble, le ministère à travers des réformes, veut des établissements de pointe, à même d’assurer des formations de qualité aux jeunes. Une Direction de l’Encadrement des Etablissements Privés (DEEP), du secteur a donc été crée à cet effet.

Cette direction, conduite par dame Kouamé Huguette, est à Yamoussoukro pour quatre jours, pour passer en revue les réformes entamées à travers les missions qui leur sont dévolues « () La DEEP veille au suivi de la gestion administrative des établissements privés à l'organisation de la délivrance des autorisations de création, ouverture d'établissements privés d'enseignement technique et de formation professionnelle, à l'organisation de la délivrance des autorisations de diriger et d'exercer dans les établissements privés, à l'élaboration et au suivi des décisions et des états de paiement des subventions allouées aux établissements privés, en liaison avec la direction des affaires financières de notre ministère. Elle procède également à la fermeture des établissements ne respectant pas les critères de fonctionnement. Le bilan de nos activités qui vous sera présenté vous donnera une vue plus large de ce qui a été réalisé par la DEEP et qui aboutit à une évaluation et à un classement des établissements au cours de l'année de formation 2024-2025… », a-t-elle planté le décor à l’ouverture des travaux, le lundi 15 septembre dernier.
Almamy Cissé, Directeur général de la formation initiale, représentant le Directeur de cabinet, procédant à l’ouverture des travaux, a salué le rôle du secteur privé dans l’enseignement technique et la formation professionnelle « Le rôle des écoles privées dans l'ETFP est, soyons clairs, absolument prépondérant. Avec 461 établissements actifs, face aux 68 du secteur public, elles sont le véritable moteur numérique de notre système. Pour l'année scolaire 2024-2025, elles ont formé 88 381 apprenants, soit une écrasante majorité de 62,73%, du total de 140 895 apprenants de notre ordre d'enseignement. Ces dynamismes, cette force vive, est un atout inestimable pour notre pays… »
Poursuivant, il a fait remarquer quelques insuffisances dues aux faiblesses des résultats « Au baccalauréat technique, où les écoles privées accueillent le gros de nos effectifs, nous avons enregistré un taux de 43,76%, un chiffre qui contraste fortement avec le 86% du secteur public, ramenant le taux général à 44,70%. Ce n'est pas une simple statistique. Mesdames et messieurs, c'est un appel à l'action. C'est un miroir que nous devons regarder en face, car derrière chaque pourcentage se cachent des destins, des espoirs, des opportunités à saisir ou des opportunités manquées… »
Fort de ce constat, il a indiqué que l’axe 6 du plan stratégique qui vise à l’assainissement et à l’encadrement des établissements privés de l’enseignement technique et de la formation professionnelle « loin de ses objectifs, se renforce d'année en année. » « Ces tâches fondamentales visent à réguler et à améliorer sans cesse la qualité des formations offertes par le secteur privé. Faire de chaque école privée un creuset d'excellence est un maillon essentiel à notre Académie des talents… »
Ainsi, pour joindre l’acte à la parole, pour cette année 2025, Almamy Cissé a annoncé la fermeture 22 établissements privés et la mise sous contrôle d’une vingtaine.
Partenaire technique et financier, le Projet d’Amélioration de la Gouvernance et de la Délivrance des Services de base aux citoyens (PAGDS), était représentant par le Coordonnateur adjoint, Akrou Bertin. Il a relevé le caractère important de cet ordre d’enseignement qui pour lui est la clé de la résolution de la question de l’employabilité des jeunes. C’est pourquoi il a mis l’accent sur la formation dans certains métiers tels que la maçonnerie, l’électricité, la plomberie…, qui nourrissent leurs hommes.
ANL





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