Il est un peu plus de 6 h 30, ce jeudi 17 septembre 2026, lorsque la BRI de Daloa reçoit une information particulièrement grave : un homme vient d’être retrouvé mort dans un appartement du quartier Lobia.
La victime est un militaire, il se nomme D D, en service à San-Pédro.
(image, juste pour illustration)
Mais derrière cette découverte macabre se dessine rapidement une affaire où se mêlent ancienne relation amoureuse, irruption en pleine nuit et violente confrontation.
Et surtout, un nom va très vite apparaître dans l’enquête : celui de l’ex-compagnon de la femme qui se trouvait avec la victime.
Une scène qui raconte déjà la violence
Dès l’alerte donnée, le Commissaire Beugré de la BRI DALOA et ses hommes se rendent sur les lieux.
Dans l’appartement de deux pièces, les différents services mobilisés procèdent aux premières constatations.
Dans le salon, ils découvrent le corps sans vie de D D, allongé sur le dos dans une mare de sang.
La victime présente plusieurs blessures, notamment à la poitrine et au cou.
Mais un autre détail attire l’attention des enquêteurs.
La chambre et le salon portent des traces de lutte.
Tout laisse penser qu’une confrontation particulièrement violente s’est déroulée à l’intérieur du logement avant de s’achever dans le salon.
Reste alors à comprendre ce qui s’est passé durant les heures précédentes.
Les premiers éléments vont venir du récit de T S E, 32 ans, présentée comme la compagne de la victime.
Selon ses déclarations aux enquêteurs, elle dormait avec D D lorsque, vers 4 heures du matin, quatre individus auraient fait irruption dans l’appartement.
Parmi eux, elle dit reconnaître un homme qu’elle connaît particulièrement bien : F M, alias “Abou”, son ancien compagnon.
Toujours selon son récit, les hommes lui auraient ordonné de quitter les lieux.
Elle s’exécute.
Lorsqu’elle revient quelque temps plus tard, la scène n’est plus la même.
D D gît dans l’appartement. Il ne donne plus signe de vie.
À cet instant, pour les enquêteurs, une véritable course contre la montre commence.
La BRI se lance sur la piste de l’ex-compagnon
Les premières informations recueillies sur place permettent aux hommes de la BRI de concentrer rapidement leurs recherches sur F M.
Les policiers cherchent à savoir où il pourrait se trouver.
Les investigations se poursuivent durant la matinée.
Puis, quelques heures seulement après la découverte du corps, une piste conduit les enquêteurs vers le quartier Zaguiguia, toujours à Daloa.
À 12 h 20, la BRI interpelle F M.
L’homme est âgé de 47 ans, de nationalité ivoirienne, chauffeur de profession et domicilié au quartier Abattoir de Daloa.
Il se trouvait encore sous l’effet de stupéfiants au moment de son interpellation.
Entre l’alerte donnée à la BRI à 6 h 30 et son arrestation, il se sera donc écoulé moins de six heures.
Plusieurs zones d’ombre restent à éclaircir
Mais l’interpellation du principal mis en cause est loin de refermer le dossier.
Elle marque plutôt le début d’une autre étape : celle où les enquêteurs vont devoir reconstituer précisément cette nuit.
Que s’est-il réellement passé dans l’appartement après le départ de la jeune femme ?
Quel rôle chacun des quatre hommes évoqués aurait-il joué ?
Où sont les autres individus cités dans son récit ?
Et surtout, qu’est-ce qui a provoqué cette confrontation qui s’est achevée par la mort de D D ?
Autant de questions auxquelles l’enquête devra désormais répondre.
T S E et F M sont gardés pour les nécessités de l’enquête, afin de permettre aux enquêteurs de poursuivre leurs vérifications, confronter les différentes déclarations et établir avec précision la chronologie des faits.
Le bilan provisoire fait état d’un décès et d’un principal mis en cause interpellé quelques heures seulement après les faits.
L’enquête, elle, se poursuit.
Elle devra désormais reconstituer, minute après minute, ce qui s’est réellement joué cette nuit-là, entre 4 heures du matin et la découverte du corps, dans cet appartement du quartier Lobia.
Une nuit commencée dans l’intimité d’un logement de Daloa et qui, en quelques heures, a basculé dans un drame dont toutes les circonstances restent encore à éclaircir.
Source: Police Secours
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