Diabo, le 14 juillet 2026 – Une crise ouverte secoue la Jeunesse communale de Diabo. Réunis en Assemblée générale de crise ce mardi 14 juillet 2026, les présidents des jeunes des quartiers et villages de la commune, regroupés au sein d'une coalition, ont adopté une motion prononçant la révocation du président communal en exercice, KOUAKOU Bah Étienne, et désigné une équipe chargée d'assurer l'intérim.


Selon la motion adoptée par la Coalition des Présidents de Jeunes pour les Intérêts des Jeunes de la Commune de Diabo, cette décision fait suite à une série de griefs formulés contre le président sortant et déjà consignés dans un procès-verbal issu d'une réunion de crise tenue le 28 juin 2026 au Foyer des Jeunes de N'Doumoukro.
Les initiateurs de la motion indiquent avoir obtenu 15 signatures favorables à la révocation sur les 23 présidents de jeunes que compte la commune, estimant disposer ainsi de la majorité nécessaire pour engager cette procédure.

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Une série de griefs contre la gouvernance du président
Dans leur procès-verbal, les présidents des jeunes expliquent avoir consacré leur réunion du 28 juin à l'examen de « l'attitude et de la gouvernance » de KOUAKOU Bah Étienne.
Premier reproche formulé : une mauvaise gestion de la Jeunesse communale. Les signataires estiment que le fonctionnement actuel de l'organisation ne favorise ni la gouvernance participative ni l'implication effective des présidents des jeunes des différents quartiers et villages dans les prises de décision.
Ils dénoncent également ce qu'ils qualifient d'indifférence du président face à leurs multiples interpellations. Selon eux, leurs observations et recommandations seraient restées sans réponse, traduisant, à leurs yeux, un manque d'écoute, de considération et de respect envers les responsables locaux de jeunesse.
Les membres de la coalition lui reprochent en outre d'avoir multiplié les initiatives personnelles et les décisions unilatérales, sans consultation préalable de ses pairs. Ils citent notamment sa candidature à la présidence de la FENUJECI, qui, selon eux, aurait été engagée sans concertation avec les présidents des jeunes de la commune.
Autre point de discorde : l'engagement politique du président. Les signataires estiment que cette implication est de nature à compromettre la cohésion de la Jeunesse communale et à créer des divisions entre les jeunes de Diabo.

Une perte de confiance officiellement actée
À l'issue de leurs échanges, les présidents des jeunes affirment avoir retiré leur confiance à KOUAKOU Bah Étienne et décidé de prononcer sa destitution.
Dans la motion adoptée le 14 juillet, ils déclarent que celui-ci est « destitué de ses fonctions de Président de la Jeunesse Communale de Diabo avec effet immédiat ».
Pour assurer la continuité de l'organisation, YAO Kouamé Armand a été désigné président intérimaire. Il sera assisté par KOUASSI Amani Toungbin, en attendant la mise en place d'un bureau intérimaire chargé de gérer les affaires courantes et de poursuivre les projets en cours.
Le document est signé par N'DRI Kouassi Modeste, porte-parole de la Coalition des Présidents de Jeunes de quartiers et villages de la commune de Diabo. Les auteurs de la motion annoncent y joindre la liste des signataires ainsi que le procès-verbal de la réunion de crise du 28 juin 2026.

Une crise qui révèle de profondes fractures
Au-delà du changement annoncé à la tête de la Jeunesse communale, cette décision met en lumière une rupture profonde entre le président démis et une partie importante des responsables de jeunesse de la commune.
Les griefs formulés portent aussi bien sur le mode de gouvernance que sur le dialogue interne, la prise de décision et la neutralité de l'organisation. Les membres de la coalition affirment vouloir réorienter la Jeunesse communale vers un fonctionnement fondé sur « la concertation, le respect mutuel, la transparence, l'unité et l'intérêt supérieur de la jeunesse de la commune de Diabo ».
À ce stade, KOUAKOU Bah Étienne n'a pas publiquement réagi à cette motion de révocation. Sa version des faits n'était pas disponible au moment de la rédaction de cet article.
CKL
Correspondant local

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