Sur invitation de Lagou Adjoua Henriette, candidate retenue du GP-PAIX à la prochaine élection présidentielle d’octobre 2025, les journalistes ont pris d’assauts le siège-QG de campagne de ce groupement de partis politiques, sis aux II Plateaux Saint Jacques. C’était hier lundi 22 septembre sur le coup de 15H. Après son propos liminaire, elle s’est ouverte aux questions des journalistes. Morceaux choisis.

Conditions des élections
J’ai dit tantôt qu’on va se parler. Vous savez qu’en Côte d’Ivoire, à chaque moment d’élection, il y a des tensions et des tensions plus graves pour ce que nous vivons en ce moment. Mais on est quand même allé aux élections. Ça s’est passé et on a élu un président. Alors, nous, à notre avis, nous nous demandons pourquoi on n’irait pas à ces élections ? Pourquoi on dit que les conditions ne sont pas remplies ? D’autant que le dialogue politique a été en son temps, on a été à des élections en 2020, ce n’était pas facile, nous avons connu beaucoup de difficultés, mais les élections se sont passées.
Ensuite, dans le cheminement de la période électorale, il y a eu des candidatures qui devraient être déposées. Nous avons appris que personne n’allait déposer même un seul dossier de candidature. Vous avez vu une soixantaine d’Ivoiriens qui ont déposé leurs candidatures. Je pense que ceux-là n’ont pas été obligés de déposer les dossiers.






Nous, je le disais tantôt, avons muri de candidater pour gouverner la Côte d’Ivoire. Mes amis GP-PAIX et moi-même, nous nous sommes préparés et nous avons déposé nos dossiers de façon claire. Ensuite, sur 60 dossiers, il y en a 5 qui ont été retenus. Je pense que les gens ont travaillé sérieusement, ils ont sélectionné des gens qui avaient des dossiers acceptables pour aller candidater.
Evidemment, il y a des personnes qui n’ont pas été retenues. Ça fait des grincements de dents. Ça fait des militants fâchés. Mais, ça c’est humain. A mon avis, c’est le contraire qui nous aurait étonné, que certaines personnes ne soient pas sur la liste des retenus et elles se taisent à jamais, non. C’est normal d’exprimer son mécontentement, mais ça ne peut pas constituer un blocage aux élections qui sont déclenchées. Moi, je pense qu’en octobre 2025, les Ivoiriens iront voter.
Rapports avec le PDCI et le RHDP
Je rentre au RHDP ? Moi, j’ai pensé que vous alliez me demander quels sont les liens actuellement avec le PDCI-RDA parce que j’y étais. Il y a des frères ici, on se rencontrait souvent là-bas. Mais je n’ai jamais, en tant que Henriette Lagou, milité au RHDP, parti RHDP. J’ai mon parti qui s’appelle le RPC-PAIX (le Rassemblement pour la Paix et la Concorde). Je voudrais qu’on mette fin à ces rumeurs qui sont de nature à semer le doute dans l’esprit des Ivoiriens. J’ai mon parti et le Groupement des partenaires politiques pour la paix, le GP-PAIX. On parle de RPC-PAIX ou on parle de RHDP ?
Effectivement, mon parti avançait et nous avons échangé avec le président Bédié (paix à son âme). Tout le monde sait que c’est notre papa qui était avec le président Alassane Ouattara, donc 2 présidents de partis politiques qui ont créé le RHDP. C’était un groupement politique. Et sur conseils du président Henri Konan Bédié, nous sommes allés rentrer dans le RHDP, mais pas unifié, pas parti politique, mais un groupement de partis politiques. Avec ses conseils, le président Bédié nous a demandé de rentrer au groupement politique RHDP. Nous avons estimé que ce sont des doyens, il fallait aller apprendre à leurs côtés, c’était en avril 2018. Nous avons le document qui nous fait entrer signé par le président Henri Konan Bédié. Mais, en janvier 2019, c’est beaucoup de palabres, beaucoup d’insultes, ça n’allait plus entre eux. Certains partis du groupement ne voulaient plus être unifiés. Vous êtes Ivoiriens, vous avez vécu avec nous-mêmes cette partie de l’histoire de notre pays.
Et nous, notre conviction, notre vision de la Côte d’Ivoire, on ne peut pas accepter ces dérapages. Nous avons décidé de nous retirer du RHDP qui devenait unifié avec beaucoup d’injures, beaucoup de palabres. Nous nous sommes retirés parce que nous oeuvrons pour la paix. Il faut que vous comprenez une fois pour toute. Nous sommes sortis, ce n’est pas Henriette Lagou seule qui est allée rentrée au RHDP. Moi, j’ai été PDCI, j’ai créé mon parti le RPC-PAIX et avec des amis nous avons créé notre groupement de parti politique le GP-PAIX. C’est des rumeurs. Parce qu’on est candidat, il faut nous déstabiliser. Mais les Ivoiriens n’écoutent pas ces rumeurs. Les Ivoiriens savent qui peut ramener la paix en Côte d’Ivoire. Ils ont fait passer en boucle sur les réseaux sociaux : «Henriette Lagou dépose ses valises au RHDP ». Mais ce sont des montages. Que les Ivoiriens arrêtent ça ! Notre pays a besoin de paix et non de déstabilisation pour avancer.
Nous sommes GP-PAIS, nous sommes candidate de GP-PAIX, nous ne pouvons pas aller légitimer une élection. Voyez-vous, dans cette Côte d’Ivoire, il y a eu 5 présidents de la République, et ce sont tous des hommes. Aujourd’hui, il faut une femme. Il faut essayer une femme pour voir la gouvernance de la femme. Donc soyez sereins, Henriette Lagou ne va pas accompagner un candidat. Je ne sais pas trop quels éléments dont vous disposez pour affirmer de telles choses. Ça c’est votre analyse, cela fait 2 fois que je suis candidate, moi Henriette Lagou, je n’accompagne pas. Je veux le pouvoir, je veux gouverner, je veux diriger, et j’en ai les capacités intellectuellement avec l’expérience des élections passées où j’ai été candidate au Conseil régional de l’Iffou, candidate à la mairie de Daoukro et candidate aux législatives de Daoukro, puis candidate à la présidentielle de 2015. C’est une somme d’expériences acquises. En politique, il faut persister pour gagner.
Propos retranscrits par Gilles Richard OMAEL





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